Snowden justifie sa demande d'asile par crainte "d'être persécuté" ou même tué

L'ex-consultant américain Edward Snowden, réfugié dans un aéroport de Moscou, affirme qu'il "risque d'être persécuté" voire même d'être tué par les Etats-Unis s'il devait y retourner, dans sa lettre justifiant sa demande d'asile politique à la Pologne.

L'ex-consultant américain Edward Snowden, réfugié dans un aéroport de Moscou, affirme qu'il "risque d'être persécuté" voire même d'être tué par les Etats-Unis s'il devait y retourner, dans sa lettre justifiant sa demande d'asile politique à la Pologne.

"Je vous écris pour demander l'asile (...) en raison du risque d'être persécuté par le gouvernement des Etats-Unis et ses agents pour avoir décidé de rendre publiques de graves violations de la Constitution" par ce gouvernement, écrit-il dans cette lettre adressée au ministère polonais des Affaires étrangères par fax et divulguée à la presse.

Evoquant le procès en cours du soldat Bradley Manning qui, lui aussi, a diffusé des documents secrets américains, Snowden estime qu'il risque "la prison à vie" en raison des charges qui pourraient être retenues contre lui par les autorités judiciaires."Compte tenu de ces circonstances, il est improbable que je bénéficie d'un procès équitable ou d'un traitement approprié avant ce procès", affirme-t-il, ajoutant qu'il risquait "la prison à vie ou même la mort".

Dans sa déclaration postée lundi sur le site de Wikileaks, la première depuis son départ de Hong Kong, Snowden avait accusé le président américain Barack Obama de "faire pression sur les dirigeants" des pays auprès desquels il cherche protection mais ne faisait pas état de risques de persécutions ni de "prison à vie".

La Pologne ne lui accordera pas l'asile politique, a annoncé mardi le ministre polonais des Affaires étrangères Radoslaw Sikorski.La Pologne accorde un asile politique "lorsque cela est motivé par un important intérêt pour le pays et selon le ministre rien n'indique qu'il s'agit ici d'un important intérêt pour la Pologne", a déclaré par la suite à la presse Marcin Bosacki, porte-parole du ministère.

Le site internet de WikiLeaks a indiqué lundi que Snowden avait déposé des demandes d'asile dans 21 pays, notamment la Russie, l'Islande, l'Equateur, Cuba, le Venezuela, le Brésil, l'Inde, la Chine, l'Allemagne et la France.

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