Sarkozy : "La mobilisation est plus forte qu'en 2007. Je sens monter la vague"

Nicolas Sarkozy avant un meeting à Saint-Raphaël (Var), le 7 avril 2012.
Nicolas Sarkozy avant un meeting à Saint-Raphaël (Var), le 7 avril 2012. (CLAUDE PARIS / POOL)

Le président-candidat propose d'organiser deux débats entre les deux tours, dans une interview au JDD.

A quatorze jours du premier tour, le président candidat donne une longue interview au Journal du Dimanche, dans son édition du dimanche 8 avril. Attaques en règle contre son rival socialiste, réflexions sur l'entre-deux tours et volonté de débattre, Nicolas Sarkozy livre son état d'esprit dans la dernière ligne droite de la campagne. En voici les meilleurs extraits.

• Deux débats entre les deux tours ? "Si chacun en était d’accord, je serais même prêt à participer à deux débats. Ainsi aucun sujet ne sera laissé dans l’ombre." Nicolas Sarkozy veut en démordre avec ses adversaires. Il se justifie aussi sur son absence prévue le 16 avril prochain, lors de la spéciale "Mots croisés" sur France 2 : "Jamais les candidats du premier tour n'ont eu à débattre les uns contre les autres".

• Une campagne ennuyeuse ? Pas du tout selon lui. "La mobilisation est plus forte que ce que j'ai connu lors de la précédente campagne. (...) Je sens monter la vague. (...) Et vous verrez, il y aura une forte participation, comme toujours."

• François Hollande rhabillé pour l'hiver : "M. Hollande c'est, j'imite François Mitterrand le matin et j'en appelle à l'anti-sarkozysme le soir. Le problème, c'est que l'anti-sarkozysme, ce n'était pas ce qu'il croyait et n'est pas François Mitterrand qui veut."

• Carla Bruni, sarkozyste convaincue "Carla a longtemps pensé que la gauche était l’ouverture, le respect de la personne, la modération dans les jugements. Elle découvre une forme de haine, de systématisme et parfois de vulgarité."

• Le "président des riches"? "Le mot riche me fait penser au Moyen Âge, quand on parlait des sorciers. C’est-à-dire la personne qu’on détestait et qu’on ne pouvait pas exactement définir. Le riche, c’est l’autre. C’est intéressant car cela vient des mêmes qui disent : ne stigmatisez pas l’étranger. Le riche pour François Hollande, c’est toute personne qui gagne plus de 4 000 euros par mois, cela fait un certain nombre de gens !"

• Une nouvelle proposition : passer le code au lycée. "Les auto-écoles viendront dans tous les lycées apprendre le code aux jeunes et l'examen sera organisé dans les établissements. (...) Tous les lycéens quitteront l'école avec le code en poche."
"Enfin, à tous ceux qui effectuent le service civique, nous offrirons la possibilité d'apprendre à conduire et de passer le permis." Une proposition émise quelques heures plus tôt par François Hollande, à Aulnay-sous-Bois.

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