La France dénonce les arrestations d'opposants lors de la manifestation de samedi à Moscou

Un des manifestants arrêtés lors de la manifestation du samedi 3 août, à Moscou, en Russie. 
Un des manifestants arrêtés lors de la manifestation du samedi 3 août, à Moscou, en Russie.  (MAKSIM BLINOV / SPUTNIK)

Cette manifestation était organisée pour protester contre les conditions de la tenue des élections en septembre. Il s'agit de la deuxième de ce type depuis le 27 juillet dans la capitale russe. Plusieurs centaines de personnes ont été arrêtées.

Les autorités russes ont fait monter la pression d'un cran, samedi 3 août, lors d'une nouvelle manifestation de l'opposition. Au total, 828 personnes ont été arrêtées samedi, selon l'ONG russe OVD-Info, spécialisée dans le suivi des arrestations. La France a dénoncé dimanche les arrestations de manifestants de l'opposition à Moscou. 

Le ministère français des affaires étrangères "condamne les interpellations" ainsi que "l'usage manifestement excessif de la force qui les a entourées", peut-on lire dans un communiqué. Paris appelle aussi la "Russie à libérer sans délai les personnes incarcérées ces derniers jours", en rappelant le cadre de l'OSCE, Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe et du Conseil de l'Europe, dont la Russie est membre. 

Les candidats de l'opposition sont en prison

Les manifestants demandent la tenue d'élections libres en septembre. L'opposition dénonce le rejet des candidatures indépendantes en vue du scrutin local du 8 septembre. Dernière opposante d'envergure en liberté, Lioubov Sobol, une avocate de 31 ans, a été interpellée quelques minutes avant le début de la manifestation.

La majorité des candidats de l'opposition dorment actuellement en prison, comme le rapporte Le MondeLes arrestations du samedi 3 août font suite à une autre action de protestation réprimée le week-end précédent. Le samedi 27 juillet, près de 1 400 personnes ont été arrêtées dans le cadre de manifestations. Parmi eux, 88 opposants sont toujours en détention et 332 ont écopé d'une amende. Du jamais-vu depuis le retour en 2012 au Kremlin du président Vladimir Poutine, rapporte l'AFP. 

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