Crise en Ukraine : Washington affirme ne pas avoir "vu un retrait" des troupes russes à la frontière

Le chef de la diplomatie américaine Anthony Blinken à Melbourne en Australie, le 11 février 2022.
Le chef de la diplomatie américaine Anthony Blinken à Melbourne en Australie, le 11 février 2022. (KEVIN LAMARQUE / AFP)

La menace de la Russie "est là, elle est réelle", assure le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken sur la chaîne américaine ABC. 

Les Etats-Unis affirment ne pas avoir "vu un retrait" russe des frontières ukrainiennes, malgré les annonces de Moscou, déclare mercredi 16 février le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken. La menace de la Russie "est là, elle est réelle", a-t-il dit sur la chaîne américaine ABC (en anglais). "Ce que nous voyons, ce n'est pas un retrait significatif. Au contraire, nous continuons de voir des forces, notamment des forces qui seraient à l'avant-garde d'une éventuelle agression renouvelée contre l'Ukraine, qui continuent d'être à la frontière, d'être massées à la frontière." Ce direct est désormais terminé.

Le Kremlin dément être à l'origine de cyberattaques. Mardi, des cyberattaques ont visé plusieurs sites internet militaires officiels ukrainiens et deux banques publiques. 

Moscou se moque des Occidentaux. Les autorités et les médias d'Etat russes raillent la "date d'invasion" du 16 février diffusée par les médias occidentaux, citant des sources dans les renseignements américains. "La nuit s'est passée comme d'habitude. Nous avons dormi paisiblement. Le matin nous avons commencé la journée calmement et professionnellement", a commenté le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, stoïque. 

La Russie continue de masser ses troupes. Malgré les déclarations de Moscou, le secrétaire général de l'Otan ne constate "à ce stade" aucun signe de désescalade"La Russie peut encore envahir l'Ukraine sans préavis, les capacités sont en place" avec plus de 100 000 soldats, a-t-il affirmé.

 Joe Biden entre ouverture et fermeté. Si le président américain veut donner "toutes ses chances à la diplomatie", pas question pour lui de relâcher la pression face au risque d'attaque russe contre l'Ukraine, toujours "tout à fait possible". Dans une allocution brève à la Maison Blanche mardi, il a alterné signes d'ouvertures et messages de fermeté, sur fond d'activité diplomatique toujours frénétique autour de la Russie. 

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