Russie : les médias sont muselés

France 3

L'élection présidentielle russe aura lieu en mars. Vladimir Poutine est candidat pour un 4e mandat. Sa victoire ne fait guère de doute. Le Kremlin contrôle d'une main de fer l'information et les principaux médias.

C'est une toute petite rédaction, une vingtaine de journalistes à Moscou et autant de correspondants disséminés dans le pays. Le site Russie Ouverte est un site d'opposition à Vladimir Poutine fondé par l'oligarque Mikhaïl Khodorkovski. Après avoir passé dix ans de prison, il vit en exil en Angleterre. Le 8 décembre dans une interview à une radio américaine, il comparait l'entourage du président russe à une bande de criminels mafieux. La réponde des autorités n'a pas tardé. Quatre jours plus tard, le site de Russie Ouverte était bloqué par l'Agence de régulation des médias.

Des journalistes obligés de s'armer

"N'importe quel média qui ne se contente pas de reprendre la parole officielle, ce média-là doit chaque jour s'attendre à être bloqué", explique le rédacteur en chef de Russie ouverte Sergueï Prostakov. Les pressions du pouvoir prennent des formes diverses. Le 28 février dernier, l'appartement d'une journaliste de Russie ouverte a été fouillé pendant neuf heures par des agents du FSB. Le journal Novaya Gazeta fournit à ses reporters des armes d'autodéfense : bombes de gaz lacrymogène et pistolets à balles de caoutchouc. Reporters sans frontières a classé la Russie à la 148e place sur 180 pays.

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