Etats-Unis : les Pussy Riot vont donner un concert dans l'Alabama pour protester contre la loi anti-avortement

Nadejda Tolokonnikova, co-fondatrice des Pussy Riot, à Montevideo (Uruguay), le 13 avril 2019. 
Nadejda Tolokonnikova, co-fondatrice des Pussy Riot, à Montevideo (Uruguay), le 13 avril 2019.  (PABLO PORCIUNCULA BRUNE / AFP)

Ce concert a été organisé après le vote en mai d'une loi interdisant l'avortement dans cet Etat du Sud américain. 

Les Pussy Riot, groupe contestataire et féministe russe, joueront jeudi 18 juillet à guichets fermés dans l'Alabama pour soutenir le droit à l'avortement aux Etats-Unis. Ce concert a été organisé après le vote en mai d'une loi interdisant l'avortement dans cet Etat du Sud américain. 

Les recettes de ce concert, qui se tiendra dans la ville de Birmingham, devraient aller à Planned Parenthood, la grande association américaine de planning familial, et au Yellowhammer Fund, un groupe qui aide les femmes voulant avorter dans une des trois cliniques de cet Etat.

"Je trouve ridicule qu'en 2019 on se demande encore si une femme peut avorter", a indiqué à l'AFP la co-fondatrice des Pussy Riot, Nadejda Tolokonnikova, avant ce concert. "Nous voulons venir en Alabama pour soutenir les femmes qui sont dans une position très critique et vulnérable en ce moment."

Beaucoup d'Américains pensent que la Russie est une société patriarcale, et c'est vrai à beaucoup d'égards. Mais quand il s'agit d'avortement, au moins la question ne se pose pas.Nadejda Tolokonnikovaà l'AFP

Cette loi ultra-controversée, qui assimile l'avortement à un homicide, même en cas de viol ou d'inceste, est censée entrer en vigueur en novembre. Elle devrait être bloquée par la justice d'ici là car elle enfreint la jurisprudence de la Cour suprême des Etats-Unis qui a légalisé l'avortement en 1973. D'autres Etats, sans aller aussi loin, ont voté des lois restreignant l'accès à l'avortement.

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