Peu d’espoir de paix en Syrie malgré la reprise des pourparlers à Genève

L’envoyé spécial des Nations Unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, le secrétaire d’Etat américain John Kerry et le ministre des Affaires étrangères russe Sergey Lavrov.
L’envoyé spécial des Nations Unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, le secrétaire d’Etat américain John Kerry et le ministre des Affaires étrangères russe Sergey Lavrov. (FATIH EREL / ANADOLU AGENCY)

Les représentants du régime syrien et de l'opposition se retrouvent jeudi à Genève pour une nouvelle série de négociations. Celles-ci ont peu de chances d’aboutir à un processus de paix.

Ce sera le quatrième épisode : le régime syrien et ses opposants se retrouvent, une fois de plus, jeudi 23 février pour des discussions encadrées par l'ONU au bord du lac Léman. Les trois dernières réunions l'an passé en Suisse n'ont rien donné. Peu d'espoir là encore. Même les Nations Unies reconnaissent que la paix ne passera sans doute pas par Genève ces prochains jours. 

L'opposition demande des négociations directes 

Tout juste sait-on pour le moment que les délégations du régime et de l'opposition sont arrivées, ou en train d'arriver. Pour le reste, suspens. Les deux camps vont-ils se retrouver dans la même pièce ? L'opposition demande en tout cas des négociations directes. L'an passé, les pourparlers avaient échoué en grande partie à cause des bombardements du régime syrien.

Cette fois, Moscou a demandé à Damas de clouer ses avions au sol le temps des discussions. Mais même si c'était le cas, les résultats attendus à Genève sont minces, comme l'admet l'envoyé de l'ONU Staffan de Mistura : "Est-ce que j'attends une percée ? Non. Je n'en attends pas. Mais j'attends le début d'une série de rencontres qui vont nous permettre de creuser la question d'une solution politique en Syrie. Quant aux préconditions, nous serons très réticents à ce sujet. En fait, je refuserai toute précondition pour les pourparlers." 

Le départ d'Al-Assad n’est pas à l’ordre du jour

 Pas de précondition. Traduire : pas question d'aborder le cas du départ de Bachar Al-Assad. Les deux camps doivent plutôt parler de gouvernance, de la rédaction d'une nouvelle constitution et de la tenue d'élections libres, avec la participation des millions de déplacés et de réfugiés.