Vente annulée des navires Mistral : la France et la Russie en désaccord sur le dédommagement

France 2

L’État a décidé de résilier le contrat pour la livraison de navires Mistral à la Russie, et va donc devoir rendre la somme avancée pour leur construction.

L'ultimatum de la Russie pour la livraison de deux navires de guerre Mistral par la France expire samedi 16 mai. Le Vladivostok et le Sébastopol, conçus à Saint-Nazaire, sont prêts, mais l'État français refuse de les livrer à son client. En cause ? La guerre qui dure en Ukraine entre l'armée nationale et les séparatistes prorusses, alors même qu'un cessez-le-feu avait été signé en février. Mais si la rupture du contrat est actée, les deux pays sont en désaccord sur le dédommagement que devra verser la France.

Moscou refuse que la France trouve un nouvel acheteur

Moscou attend un somme à la hauteur du préjudice subi, et exigerait de la France 1,2 milliard d'euros. Ce montant prendrait en compte le coût de la formation des équipages prévus pour ces navires, soit 400 marins, et la fabrication de quatre hélicoptères conçus spécialement pour les Mistral. Or, Paris se dit prêt à rembourser la somme déjà avancée par la Russie pour la commande, soit 800 millions d'euros, mais rien de plus.

Autre point de discorde, le sort des deux navires. La France veut les vendre à un autre pays, mais la Russie s'y opposerait pour l'instant. Les experts s'interrogent, quoi qu'il en soit, sur la difficulté de trouver un autre acheteur pour des navires conçus spécifiquement pour les besoins de la Russie. Les intégrer à la flotte française semble également difficilement envisageable.

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