La Russie clame son "innocence" dans l'enquête sur l'empoisonnement d'un ex-agent double au Royaume-Uni

Des enquêteurs travaillent sur l\'empoisonnement d\'un ex-espion russe à Salisbury (Royaume-Uni), le 10 mars 2018.
Des enquêteurs travaillent sur l'empoisonnement d'un ex-espion russe à Salisbury (Royaume-Uni), le 10 mars 2018. (DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP)

Le 12 mars, la Première ministre britannique avait estimé "très probable que la Russie soit responsable" de l'empoisonnement de l'ex-agent double russe Sergueï Skripal.

Réactions en chaîne dans l'enquête sur l'empoisonnement de l'ex-agent double russe Sergueï Skripal. Le 4 mars, ce dernier, âgé de 66 ans, et sa fille Youlia, 33 ans, ont été découverts empoisonnés et dans un état critique sur un banc de la petite ville de Salisbury, en Angleterre. Après les accusations contre la Russie de la Première ministre britannique Theresa May, la Russie a défendu son "innocence", mardi 13 mars. 

La Russie "prête à coopérer"

Moscou a convoqué mardi l'ambassadeur du Royaume-Uni en Russie, Laurie Bristow. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a également affirmé que la Russie était "prête à coopérer" avec Londres dans l'enquête. Accusant le Royaume-Uni de "colonialisme", Sergueï Lavrov a rejeté "l'ultimatum" lancé par Theresa May.

Il a exigé de pouvoir accéder à la substance chimique à l'origine de l'empoisonnement avant de fournir les explications demandées par Londres. "Nous avons exigé par une note officielle d'accéder à cette substance et exigé d'accéder à tous les faits de l'enquête, étant donné que l'une des victimes est la citoyenne russe Youlia Skripal", a déclaré Sergueï Lavrov lors d'une conférence de presse mardi, ajoutant que ces demandes avait été rejetées par Londres et accusant les autorités britanniques de violer la Convention sur l'interdiction des armes chimiques.