La Pussy Riot Nadejda Tolokonnikova transférée en Sibérie?

La Pussy Riot, Nadejda Tolokonnikova, purge une peine de deux ans de camp pour avoir chanté une prière punk dans la Cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou, début 2012.
La Pussy Riot, Nadejda Tolokonnikova, purge une peine de deux ans de camp pour avoir chanté une prière punk dans la Cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou, début 2012. (MAKSIM BLINOV / AFP)

Nadejda Tolokonnikova a-t-elle été transférée dans une cellule d'isolement quelque part en Sibérie ? C'est ce que croit savoir son époux qui est sans nouvelle depuis le 22 octobre 2013. Ce jour-là, la jeune Pussy Riot a quitté la colonie pénitentiaire n°14 de Mordovie, située à 300 km au sud-est de Moscou, pour une destination inconnue.

Le nouveau camp de Nadejda, qui a eu 24 ans le 7 novembre 2013, «se trouve dans la région de Krasnoïarsk (Sibérie orientale) dans la localité de Nijni Ingach (...), à 4.400 km de Moscou», a écrit Piotr Verzilov sur Twitter. L’avocate de la jeune femme n’a pas été en mesure de confirmer. «Je n'en suis pas sûre puisqu'ils l'ont cachée», a souligné Irina Khrounova, ajoutant qu'elle n'avait pas été en contact avec sa cliente depuis trois semaines.
 
La militante des Pussy Riot se disait menacée de mort après la publication par Libération d'une lettre ouverte dans laquelle elle dénonçait ses conditions de détention en Mordovie. Son transfert a été décidé par l'administration pénitentiaire russe, le 18 octobre, après l’annonce de son intention de reprendre sa grève de la faim entamée le 23 septembre 2013.

Le délégué russe pour les droits de l'Homme, Vladimir Loukine, a assuré le 5 novembre 2013 que Nadejda Tolokonnikova était en bonne santé et accompagnée d'un médecin pendant le transfert vers un nouveau camp. «Elle mange bien et on dit que son état de santé est satisfaisant», a déclaré M. Loukine à l'agence Interfax, sans préciser où elle se trouvait.
 
Nadejda Tolokonnikova et deux de ses camarades ont été reconnues coupables de «vandalisme motivé par la haine de la religion» pour une prière «punk», entonnée en février 2012 dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant le départ du président Vladimir Poutine. 
 
Toutes les demandes de remise en liberté de Nadejda Tolokonnikova et de Maria Aliokhina ont été rejetées. Les deux jeunes femmes, qui sont mères d’enfants en bas-âge, doivent purger une peine de deux ans de camp, jusqu'en mars 2014. 

Ekaterina Samoutsevitch, la troisième membre du goupe contestataire russe arrêtée a, elle, bénéficié en octobre 2012 d'une suspension de sa condamnation en appel.
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