L'espionne russe Maria Butina, libérée aux Etats-Unis, est rentrée à Moscou

Maria Butina devant les journalistes, le 26 octobre 2019, à l\'aéroport de Moscou (Russie).
Maria Butina devant les journalistes, le 26 octobre 2019, à l'aéroport de Moscou (Russie). (ALEXANDER NEMENOV / AFP)

La jeune femme de 30 ans est sorti de prison après avoir purgé une peine de 18 mois pour avoir tenté d'infiltrer les milieux politiques américains.

La fin d'une passe d'armes diplomatique. "Les Russes ne se rendent pas !", a proclamé Maria Butina à son arrivée à Moscou depuis les Etats-Unis, samedi 26 octobre. La jeune femme de 30 ans a été libérée vendredi, après avoir purgé une peine de prison pour avoir tenté d'infiltrer les milieux politiques américains. 

Arrêtée en juillet 2018, puis condamnée à dix-huit mois de prison pour ingérence, en avril 2019, et emprisonnée dans la prison de Tallahassee (Floride). "Je suis très contente de rentrer à la maison. Je suis très reconnaissante à tous ceux qui m'ont soutenue, aux citoyens russes qui m'ont aidée et écrit des lettres", a-t-elle déclaré aux journalistes à son arrivée, émue, les bras chargés de fleurs et vêtue d'un jogging bleu.

Merci beaucoup au ministère des Affaires étrangères et aux diplomates qui se sont battus pour moi tous les joursMaria Butina

Maria Butina est la seule citoyenne russe à avoir été condamnée dans des affaires d'ingérence dans la politique intérieure américaine, bien que son rôle semble avoir été limité. Elle avait tissé des liens avec la National Rifle Association (NRA), puissant lobby américain des armes à feu, proche du parti républicain.

Accusée de "complot"

Maria Butina avait été mise en examen pour "complot" en vue de "promouvoir les intérêts de la Russie", mais sa condamnation ne porte que sur un défaut d'enregistrement en qualité d'agent étranger, une exigence de la loi américaine. Aucun lien n'a été établi par la justice américaine avec les agences de renseignement russes, mais les procureurs ont estimé qu'elle entretenait des contacts réguliers avec l'ambassade de Russie et avec des responsables en relation avec les services de renseignement. De son côté, Maria Butina a toujours clamé son innocence.

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