Vladimir Poutine salue des militants lors de son arrivée à un congrès de bénévoles de diverses ONG, le 6 décembre 2017 à Moscou (Russie).
Vladimir Poutine salue des militants lors de son arrivée à un congrès de bénévoles de diverses ONG, le 6 décembre 2017 à Moscou (Russie). (SERGEI KARPUKHIN / REUTERS)

Au pouvoir depuis 1999, Vladimir Poutine annonce être candidat à un quatrième mandat de président russe en mars 2018

Il avait été élu pour six ans en 2012 après quatre ans comme Premier ministre, pour contourner la limite du nombre de mandats.

Ce n'est pas vraiment une surprise : le président russe Vladimir Poutine sera candidat à sa réélection, lors du scrutin présidentiel organisé en mars 2018. "J'annonce ma candidature au poste de président de la Russie", a-t-il lancé lors d'une rencontre avec des ouvriers d'une usine à Nijni Novgorod, retransmise à la télévision, mercredi 6 décembre.

S'il était élu, Vladimir Poutine, 65 ans, entamerait son quatrième mandat de chef de l'Etat, qui durerait jusqu'en 2024. Il occupe ce poste depuis le 31 décembre 1999 et ne l'a quitté que quatre ans, entre 2008 et 2012. Il était alors devenu Premier ministre pour échapper à la limite de deux mandats consécutifs.

Une opposition divisée

Quelques heures avant cette annonce, il avait laissé planer le suspense alors qu'il s'adressait à une foule de bénévoles de diverses ONG, à Moscou, un discours déjà retransmis en direct. Il avait alors refusé de dévoiler s'il était candidat : "C'est toujours une décision très importante pour n'importe quelle personne, car la motivation doit venir uniquement de la volonté de rendre la vie meilleure dans ce pays, de le rendre plus puissant, mieux protégé", a-t-il lancé.

Evidemment grand favori de cette élection, Vladimir Poutine n'est pas pour autant le seul candidat. Il devra notamment faire face à Ksenia Sobtchak, vedette de la télévision proche de l'opposition qui se présente comme "contre ce qui se passe dans le pays". Certains soupçonnent sa candidature d'être favorisée par le Kremlin pour diviser l'opposition et contre celle d'Alexeï Navalny, principal opposant au pouvoir, qui n'est pas sûr d'être autorisé par la justice à se présenter.