Alexeï Navalny : le G7 exhorte Moscou à traduire en justice "urgemment" les auteurs de l'empoisonnement

L\'opposant russe Alexeï Navalny lors d\'une interview à Moscou, la capitale russe, le 16 janvier 2018.
L'opposant russe Alexeï Navalny lors d'une interview à Moscou, la capitale russe, le 16 janvier 2018. (MLADEN ANTONOV / AFP)

Les ministres des Affaires étrangères de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni ont publié un communiqué commun, mardi.

Les grandes puissances du G7 exhortent la Russie à traduire "urgemment" en justice les auteurs de l'empoisonnement de l'opposant Alexeï Navalny. Les ministres des Affaires étrangères de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni ont publié un communiqué commun, mardi 8 septembre. Ils y affirment être "unis dans la condamnation, dans les termes les plus forts, de l'empoisonnement confirmé d'Alexeï Navalny".

L'Allemagne, où l'opposant de 44 ans est soigné, "a informé les partenaires du G7 du fait que les analyses cliniques et toxicologiques par des experts médicaux allemands et un laboratoire spécialisé des forces armées allemandes avaient permis de déterminer que M. Navalny a été victime d'une attaque à l'agent chimique innervant du groupe Novichok, une substance développée par la Russie", expliquent-ils.

Tout usage d'armes chimiques, partout, à tout moment, par qui que ce soit et quelles que soient les circonstances, est inacceptable et contraire aux normes internationales.Les ministres des Affaires étrangères des pays du G7dans un communiqué

"Coup grave contre la démocratie"

"Nous, ministres des Affaires étrangères du G7, appelons la Russie à urgemment faire toute la transparence sur l'identité des responsables de cet attaque au poison détestable et à traduire les auteurs en justice", insistent-ils. Pour eux, "cette attaque contre le chef de l'opposition Navalny est un autre coup grave contre la démocratie et la pluralité politique en Russie". Et d'ajouter : "Elle constitue une menace sérieuse pour ces hommes et ces femmes qui défendent les libertés politiques et civiques."

De son côté, la Haute-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, a exigé mardi une enquête sur le "crime très grave" commis contre l'opposant, qui est sorti du coma.

Moscou a dénoncé, la veille, les tentatives "absurdes" d'accuser la Russie. "Toute tentative d'associer la Russie de quelque manière que ce soit à ce qui s'est passé est inacceptable à nos yeux", a déclaré le porte-parole du Kremlin.

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