Uber fait appel de la décision de Londres de lui retirer sa licence

Une utilisatrice commande un Uber à Londres (Royaume-Uni), le 22 septembre 2017.
Une utilisatrice commande un Uber à Londres (Royaume-Uni), le 22 septembre 2017. (DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP)

La compagnie américaine a protesté vendredi contre la décision de Londres de lui retirer sa licence, en insistant sur sa volonté de dialoguer avec les autorités.

Uber a fait appel, vendredi 13 octobre, de la décision de Londres de lui retirer sa licence, en insistant sur sa volonté de dialoguer avec les autorités. Le 22 septembre, Transport for London avait décidé de ne pas renouveler la permission accordée à Uber de faire circuler ses voitures avec chauffeurs privés dans la ville. La décision a eu un retentissement considérable à Londres, où Uber affirme compter près de 40 000 chauffeurs et 3,5 millions de clients.

Pour justifier sa décision, TfL avait mis en avant le laxisme d'Uber dans la dénonciation des crimes et des failles dans les contrôles des casiers judiciaires et des certificats médicaux de ses conducteurs. L'autorité avait également déploré l'utilisation d'un logiciel permettant aux chauffeurs d'éviter de se faire repérer dans les zones où ils n'ont pas le droit d'exercer.

Uber espère "poursuivre les discussion constructives" avec Londres

La société américaine avait immédiatement annoncé son intention de faire appel, mais a attendu la date butoir pour le déposer formellement devant la justice britannique. La première comparution devrait avoir lieu le 11 décembre prochain. Uber peut continuer à exercer dans les rues de la capitale britannique tant que la procédure judiciaire est en cours.

"Bien que nous ayons déposé notre appel, ce qui permet aux Londoniens de continuer à utiliser notre application, nous espérons poursuivre les discussions constructives avec TFL, a indiqué un porte-parole d'Uber, vendredi 13 octobre. Comme l'a dit notre nouveau directeur général, nous sommes déterminés à mettre les choses dans le bon ordre."