Malvinas ou Falklands, les îles Malouines veulent rester britanniques

Vue de port Stanley, la capitale des îles Falklands
Vue de port Stanley, la capitale des îles Falklands (AFP/Martin Bernetti)

99,8% ! Voilà un score digne d'une République bananière. Sans surprise, les habitants des îles Malouines, dans l'Atlantique Sud, ont ainsi montré par référendum leur volonté de rester liés à la Couronne britannique, trente et un ans après la guerre entre la Grande-Bretagne et l'Argentine.

Les plaies sont encore bien ouvertes. Les 900 morts d'un des conflits les plus surréalistes que le monde ait connu n'ont pas suffi.  Le 2 janvier dernier, la présidente argentine, Cristina Kirchner, dans une grande envolée populiste, réclamait le retour des îles Malouines dans le giron de son pays. En réponse, David Cameron déclarait que la Grande-Bretagne serait prête à se battre pour conserver ces îles.
 
Faisant taire les va-t-en-guerre, la consultation référendaire du 10 mars a le mérite d'avoir laissé la population décider de son avenir. Et son choix est sans appel. Seulement trois électeurs sur 1649 ont voté contre le maintien des Malouines dans la communauté britannique.


Pourtant Buenos-Aires ne l'entend pas ainsi. L'ambassadrice de l'Argentine à Londres a parlé d'une «manipulation qui n'a pas de valeur légale». L'Argentine veut bien reconnaitre la citoyenneté britannique des habitants, mais «le territoire qu'ils occupent n'est pas britannique» a poursuivi Alicia Castro. Buenos Aires réclame cet archipel de 750 îles et îlots depuis 1833, hérité de l'Espagne lors de l'indépendance en 1816, disent les Argentins, . 

Cette fois plus flegmatique, le Premier ministre britannique a juste demandé à l'Argentine de «respecter» le résultat du référendum, et le voeu de 2500 personnes.
 
Rappelons au passage, et sans aucune revendication territoriale, que la première implantation fut française. En 1764, des marins de Saint-Malo s'installent sur l'île, d'où le nom de Malouines en Français.
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