Royaume-Uni : des "traces de contamination" retrouvées dans un pub et un restaurant fréquentés par l'ex-espion russe

Le pub fréquenté le 4 mars 2018 par l\'ex-espion russe Sergueï Skripal et sa fille, empoisonnés par un agent innervant, à Salisbury (Royaume-Uni). 
Le pub fréquenté le 4 mars 2018 par l'ex-espion russe Sergueï Skripal et sa fille, empoisonnés par un agent innervant, à Salisbury (Royaume-Uni).  (DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP)

Sergueï Skripal et sa fille, victimes d'un empoisonnement, ont fréquenté ces établissements le 4 mars. 

L'enquête sur l'empoisonnement d'un ancien espion russe au Royaume-Uni progresse. Des "traces de contamination" à l'agent innervant administré à Sergueï Skripal et sa fille ont été retrouvées dans un restaurant et un pub de Salisbury (sud de l'Angleterre) qu'ils ont fréquentés le 4 mars, ont annoncé dimanche 11 mars les autorités sanitaires britanniques. Les clients s'étant rendus dans ces établissements entre le dimanche 4 mars à 13h30 et leur fermeture le lendemain doivent laver leurs affaires par précaution, a précisé la médecin-chef de la Santé publique britannique, Sally Davies, sur la BBC, estimant que la mesure concernait "moins de 500 personnes".

Dans un état "critique, mais stable"

Père et fille restaient samedi dans un état "critique mais stable", a souligné  la ministre de l'Intérieur britannique, Amber Rudd, tandis qu'un policier hospitalisé après son intervention était "dans un état grave", bien qu'il puisse parler. La ministre a jugé prématuré de désigner un responsable alors que son collègue des Affaires étrangères, Boris Johnson, avait dès mardi montré du doigt la Russie, avec laquelle Londres entretien des relations houleuses. Dénonçant de la "pure propagande", la Russie a nié toute implication dans l'empoisonnement de Sergueï Skripal, qui avait été condamné pour "trahison" dans son pays et était arrivé en Angleterre en 2010 à la suite d'un échange de prisonniers organisé entre Moscou, Londres et Washington.

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