Trois preuves qu'il n'est pas facile d'être le Royal Baby numéro 2

Le prince William, son épouse Catherine, et leur fils George descendent d\'un avion, le 25 avril 2014, à Canberra, à l\'occasion d\'un voyage officiel en Australie
Le prince William, son épouse Catherine, et leur fils George descendent d'un avion, le 25 avril 2014, à Canberra, à l'occasion d'un voyage officiel en Australie (PHIL NOBLE / REUTERS)

La naissance du deuxième enfant de Kate et William est prévue dans les jours qui viennent. L'occasion de se pencher sur la vie qui l'attend.

Ne l'appelez pas Royal Baby. Le sobriquet est déjà pris par son grand frère George. Surnommez-le plutôt Baby Cambridge, comme le font les Britanniques. Ce distinguo fait par les sujets de Sa Majesté entre le prince George, le premier enfant du prince William et de son épouse Catherine, et leur deuxième bébé à naître est révélateur.

Si le premier-né est le "héros" de la famille, placé sur un piédestal par ses parents, comme l'écrit Le Monde, l'enfant à venir n'aura sans doute pas cette chance, rappelle La Croix. Le cadet devra se faire une place à l'ombre de son aîné. Etre le deuxième d'une fratrie n'est jamais facile. Mais dans une famille royale, c'est encore pire.

Baby Cambridge sera-t-il un garçon ou une fille ? Selon des proches de la famille royale, le duc et la duchesse de Cambridge ne le savent pas. Les médias britanniques et les parieurs misent sur une fille. Logique : Kate était vêtue de rose fuchsia lors de sa dernière apparition publique. A en croire ces sources, la naissance de Baby Cambridge est imminente. Elle est attendue dans la deuxième quinzaine d'avril. L'occasion pour francetv info de se pencher sur son futur berceau et de lui prodiguer quelques conseils pour sa vie princière.

1Il est un peu plus libre, mais ne doit pas en abuser

Le frère cadet le plus célèbre de tous se prénomme Harry. Petit-fils de la reine Elizabeth II, fils du prince Charles, petit frère de William, et bientôt oncle de deux princes héritiers, il s'éloigne de plus en plus du trône d'Angleterre. Et il confie à qui veut l'entendre qu'il s'accommode parfaitement de cette perspective. Depuis son adolescence, le jeune homme décontracté et souriant à la chevelure rousse en bataille, cultive son image d'enfant terrible de la monarchie britannique - parfois jusqu'à l'excès. 

Pour son 30e anniversaire, en septembre 2014, The Times (en anglais) a publié son album-souvenir. A l'intérieur, trois photos qui font scandale. Sur la première, datant de 2005, Harry adolescent est déguisé en officier nazi, à l'occasion d'un bal masqué, deux semaines avant les commémorations de la Shoah au Royaume-Uni. Sur la deuxième, il est ivre-mort, à la sortie d'un night-club croate, en 2011. Sur la troisième, le prince est photographié nu comme un ver au sortir d'une partie de strip-poker à Las Vegas, en 2012.

Les tabloïds se régalent de ses apparitions aux côtés de ses charmantes conquêtes féminines. Le capitaine Wales a aussi passablement affaibli son statut de héros en comparant, en 2013, à un jeu vidéo son engagement contre les talibans afghans, rappelle The Guardian (en anglais). En 2014, à bientôt 30 ans, il n'a pas même le droit de garder la barbe rousse qu'il arbore de retour d'une expédition polaire. Sa famille s'amuse de cette nouvelle pilosité. Sa cousine Zara Phillips le renomme même "Prince Hairy" (prince poilu en français). Mais la reine met fin à la plaisanterie et ordonne à son petit-fils de se raser le plus vite possible, raconte l'Express (en anglais).

La une du \"Sun\", du 13 janvier 2005.
La une du "Sun", du 13 janvier 2005. ( REUTERS)

Ses écarts de conduite ont atterré le Palais. Alors, de missions militaires en Afghanistan en marche au pôle Sud avec des vétérans blessés, d'actions caritatives et humanitaires en visites officielles... depuis plus d'un an, Buckingham s'emploie à rendre au turbulent prince son aura royale. Avec un succès certain. Ne reste plus qu'à lui trouver une épouse. On n'échappe pas à son destin princier.

2Il doit sauver la couronne, même s'il n'est pas prêt

Les cadets ne sont pas destinés à monter sur les trônes et pourtant... Angleterre, début du XXe siècle : Albert n'est que le second fils du roi George V, le petit frère de David. Le prince est un enfant timide à la santé fragile. Il souffre surtout d'un terrible bégaiement qui s'accommode mal des fonctions princières. Comparé à son charismatique séducteur de frère, il fait bien pâle figure. Peu importe. En 1936, à la mort de son père, c'est son frère qui devient roi sous le nom d'Edouard VIII.

Mais au bout d'un an de règne seulement, Edouard VIII abdique. Le roi veut épouser Wallis Simpson, une Américaine deux fois divorcée. Le Premier ministre britannique fait savoir au monarque que ce mariage est incompatible avec sa fonction. Edouard VIII préfère sa future femme au royaume. Albert devient roi à la place de son frère. Et se métamorphose, raconte le Telegraph (en anglais)

Avec l'aide d'un orthophoniste australien aux méthodes peu orthodoxes, il parvient à surmonter son handicap et prononce un discours resté célèbre dans l'histoire : celui de la déclaration de guerre du Royaume-Uni à l'Allemagne, en 1939. Pendant la seconde guerre mondiale, il incarne avec son épouse Elizabeth Bowes-Lyon la bravoure anglaise, la résistance au nazisme. Le couple royal reste au palais de Buckingham pendant les bombardements allemands du Blitz.

En 1952, c'est un souverain populaire, surnommé affectueusement "Berthie" par ses sujets, qui s'éteint. Un grand fumeur terrassé à 56 ans seulement par un cancer du poumon. Dernier empereur des Indes, premier chef du Commonwealth, père de l'actuelle reine Elizabeth II : sa vie a inspiré le film Le Discours d'un roi. Grâce à ce cadet introverti, la famille royale, qui avait dû changer de nom pendant la première guerre mondiale pour faire oublier ses origines germaniques, renoue avec le peuple.

3 Il doit être prêt à prendre tous les risques, malgré lui

On a beau n'être que le deuxième enfant d'un souverain, on n'en est pas moins une cible potentielle, comme le rappelle Smithsonian (en anglais). La princesse Anne, l'unique fille d'Elizabeth II et sœur cadette de Charles, en sait quelque chose. Ce 20 mars 1974, la jeune altesse royale de 24 ans est victime d'une tentative d'enlèvement, alors que sa limousine la ramène avec son mari d'alors, Mark Phillips, à Buckingham Palace. Une voiture bloque la route de la Rolls Royce en plein Londres. Un homme se précipite. Des coups de feu sont tirés. Le chauffeur de la princesse, son garde du corps, un journaliste et deux policiers sont blessés. L'un d'eux parvient à appeler des renforts. L'homme est arrêté.  

Il voulait demander une rançon de 2 à 3 millions de livres. Il avait même l'intention d'exiger que la reine signe en personne l'ordre de virement de l'argent sur un compte en Suisse. Jugé, il plaide coupable et se voit condamné à la prison à vie. Une peine qu'il purge dans un hôpital psychiatrique. Des experts ont déclaré qu'il souffrait de troubles mentaux.

La vie qui attend Baby Cambridge est pleine de privilèges, mais aussi lourde de contraintes et d'obligations. Dès sa naissance, il sera confronté aux regards de tous. Et à chacune de ses apparitions en public, on scrutera ses moindres faits et gestes. Comme son grand frère Baby George, il devra apprendre à faire face à toutes les exigences protocolaires dues à son rang et se préparer à affronter les feux des projecteurs durant toute sa vie.

Vous êtes à nouveau en ligne