VIDEO. Syrie : Bachar Al-Assad et sa femme votent aux législatives organisées par le régime

TELEVISION SYRIENNE / APTN

Ces élections se déroulent dans les régions sous contrôle gouvernemental, soit un tiers du territoire. Le scrutin a été dénoncé par l'opposition.

Des images de propagande de la télévision syrienne montrent le chef de l'Etat et sa femme, souriants, allant accomplir leur devoir électoral. Accompagné de son épouse, Bachar Al-Assad a en effet voté, mercredi 13 avril, dans un bureau installé dans la bibliothèque nationale, à Damas. 

Alors que la Syrie est dévastée par cinq années de guerre, les citoyens sont appelés aux urnes pour des élections législatives organisées par le régime. Le scrutin est dénoncé par les opposants de l'extérieur et de l'intérieur, ainsi que par les pays occidentaux. L'ONU plaide de son côté pour la tenue d'élections générales courant 2017.

Cependant, pour le chef de la diplomatie russe Serguei Lavrov, "ces élections assurent le fonctionnement des institutions étatiques, mis en place par la Constitution actuelle de ce pays". "Elles ont pour rôle de ne pas laisser vide la sphère" du pouvoir syrien, a-t-il dit mercredi à Moscou.

Raqa et Idleb pas concernées

Selon la commission électorale, l'élection se déroule partout sauf dans les provinces de Raqa et Idleb aux mains de l'EI et d'Al-Nosra et les zones tenues par les rebelles. Les électeurs originaires de ces régions peuvent toutefois voter dans les secteurs tenus par l'armée. Quant aux Kurdes, ils ont affirmé ne pas se sentir "concernés" par ces législatives dans les zones qu'ils contrôlent dans le nord-est.

Les bureaux de vote ont ouvert à 7 heures dans les régions sous contrôle gouvernemental – un tiers du territoire où vit environ 60% de la population. Dans un pays où le pouvoir est concentré aux mains du président Assad, l'issue de ce scrutin aura peu d'impact sur le cours de la guerre qui a fait en cinq ans 270 000 morts et causé plus 200 milliards de dollars de destructions.

Cette élection se tient après plusieurs semaines de calme relatif lié au cessez-le-feu conclu sous les auspices des Américains et des Russes. Mais la guerre menace d'éclater entre les forces du régime, les rebelles modérés et islamistes ainsi que les deux frères ennemis du jihadisme, le groupe Etat islamique (EI) et le Front Al-Nosra, branche syrienne d'Al-Qaïda. Cette dégradation de la situation pourrait peser sur la nouvelle session de négociations indirectes entre le régime et l'opposition qui doit s'ouvrir mercredi sous la houlette de l'ONU à Genève.

Vous êtes à nouveau en ligne