VIDEO. "13h15". Raqqa : les mines posées par Daech dans les maisons et les rues sont plus meurtrières que les attaques-suicides

Les jihadistes de l’organisation Etat islamique piègent les villes et les villages avant de quitter les lieux et/ou de mourir sur place. Les mines ralentissent la progression des forces anti-Daech et font de nombreuses victimes… Extrait du magazine "13h15" (première diffusion en février 2017). 

"Il y a un an, mon village était sous domination de Daech, témoigne Omar, un Arabe qui a rejoint les combattants kurdes des Forces démocratiques à sa libération. On veut anéantir Daech en Syrie et dans le monde entier." La population libérée est ensuite conduite dans des villages éloignés de la ligne de front.

Pendant l’affrontement, l’organisation Etat  islamique a posé des mines dans les maisons et les rues. Elles se révèlent être plus meurtrières que les attaques-suicides. "N’approche pas trop, c’est dangereux", avertit un combattant qui montre l’engin explosif dissimulé au pied d’un mur. "C’est une mine à détection de mouvement", précise-t-il.

"Tu as intérêt à courir vite"

"Ce sont des enfants qui ont découvert le piège", témoigne Cédric, un ancien soldat français parti à Raqqa combattre les jihadistes de Daech. Son camarade de combat "va le faire péter avec un explo". Il s’agit d’une bombe anti-mine avec une mèche de quinze ou vingt secondes : "Tu as intérêt à courir vite", précise son camarade de combat.

"Le plus ironique, explique Cédric, c’est qu’ils font exploser les engins explosifs improvisés (IED) avec des explosifs artisanaux fabriqués par Daech." La mine est alors détruite par le groupe que le Français a rejoint. Il est composé de quarante combattants, garçons et filles, kurdes et arabes. Ce sont les YPG (en kurde : Unités de protection du peuple) qui combattent Daech depuis trois ans (première diffusion du reportage en février 2017).

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