Syrie : les puissances du G7 tentent de faire passer un message de fermeté à Moscou

Les ministres des Affaires étrangères du G7 réunis en Italie, le 11 avril. De gauche à droite : Federica Mogherini (UE), Sigmar Gabriel (Allemagne), Rex Tillerson (USA), Chrystia Freeland (Canada), Angelino Alfano (Italie), Jean-Marc Ayrault (France), Boris Johnson (Angleterre) and Fumio Kishida (Japon).
Les ministres des Affaires étrangères du G7 réunis en Italie, le 11 avril. De gauche à droite : Federica Mogherini (UE), Sigmar Gabriel (Allemagne), Rex Tillerson (USA), Chrystia Freeland (Canada), Angelino Alfano (Italie), Jean-Marc Ayrault (France), Boris Johnson (Angleterre) and Fumio Kishida (Japon). (VINCENZO PINTO / AFP)

Le G7 des ministres des Affaires étrangères s’est achevé mardi, en Italie. L'ensemble des participants a jugé que l'avenir de la Syrie devait s'écrire sans Bachar al-Assad, tout en soulignant le rôle que doit jouer la Russie dans la résolution du conflit.

Le G7 des ministres des Affaires étrangères s’est achevé mardi 11 avril à Lucques, en Italie. Les chefs des diplomaties des sept pays les plus industrialisés tentent de faire passer un message de fermeté à Moscou, alors que le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson se rend en Russie pour une visite officielle de deux jours. 

Dans le communiqué final du G7, les ministres des Affaires étrangères soulignent que la Russie a le potentiel pour aider à résoudre le conflit en Syrie et restaurer la stabilité dans le pays. Une solution politique impossible tant que Bachar al-Assad sera au pouvoir, a ajouté le Français Jean-Marc Ayrault.

Les relations américano-russes à l'épreuve

De son côté, le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson est arrivé mardi à Moscou. Il espère que la Russie renoncera à son soutien au régime du président syrien. "Il ne fait aucun doute à nos yeux que le règne de la famille Assad touche à sa fin. La Russie s’est alignée sur le régime syrien. Cette alliance sert-elle ses intérêts ? La Russie ne préférerait-elle pas se réaligner avec les États-Unis, avec d’autres pays d’Occident et du Moyen-Orient pour chercher à résoudre la crise syrienne ? Nous voulons créer un avenir stable à la Syrie et la Russie peut prendre part à cet avenir", a-t-il déclaré.

Rex Tillerson rencontrera notamment son homologue Serge Lavrov lors de sa visite à Moscou. Selon un communiqué de la diplomatie russe, la Russie traverse dans ses relations avec les États-Unis "la période la plus difficile depuis la fin de la Guerre froide".

A Lucques, Mathilde Imberty
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