Syrie. Les observateurs l'ONU ont été libérés

Capture d\'écran de la vidéo des observateurs philippins de l\'ONU, mise en ligne par les rebelles syriens qui les ont capturés, le 7 mars 2013.
Capture d'écran de la vidéo des observateurs philippins de l'ONU, mise en ligne par les rebelles syriens qui les ont capturés, le 7 mars 2013. (YOUTUBE / AFP)

Ils étaient déténus depuis trois jours par des rebelles syriens. 

Les 21 observateurs philippins de l'ONU enlevés il y a trois jours par des rebelles syriens sur le plateau du Golan ont été libérés et conduits en Jordanie, samedi 9 mars. 

"Ils sont arrivés en Jordanie, ils sont maintenant sur le sol jordanien", a confirmé le porte-parole du gouvernement, Samih Maaytah, tandis que l'ambassadeur des Philippines à Amman, Olivia V. Palala, a déclaré "[se rendre] à la frontière pour les rencontrer".

Selon les rebelles syriens, un accord conclu vendredi entre le régime et l'ONU prévoyait la suspension des bombardements sur la zone en vue de permettre l'évacuation par une délégation de la Croix-Rouge des observateurs du village de Jamla. Cet accord avait été obtenu après l'échec d'une première tentative de sortir les observateurs de Jamla en raison du bombardement de l'armée d'un secteur proche, contraignant un convoi de l'ONU qui devait les évacuer à faire marche arrière.

Ban Ki-Moon demande de respecter la liberté de circulation des observateurs 

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, a fait part de sa "reconnaissance envers tous ceux qui ont contribué à [cette] libération en toute sécurité", dans un communiqué publié peu après le transfert des observateurs en Jordanie.

Selon cette déclaration, il "insiste sur l'impartialité des Casques bleus de l'ONU. Il appelle toutes les parties à respecter la liberté de mouvement de la FNUOD et la sécurité de son personnel. Il appelle également au respect et à faire garantir la sécurité des civils".