Syrie. Les Etats-Unis débloquent 45 millions d'euros pour l'opposition

Le secrétaire d\'Etat américain John Kerry et le chef de la Coalition nationale syrienne, Ahmed Moaz Al-Khatib, le 28 février 2013 à Rome (Italie).
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry et le chef de la Coalition nationale syrienne, Ahmed Moaz Al-Khatib, le 28 février 2013 à Rome (Italie). (CLAUDIO PERI / POOL)

Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a toutefois précisé qu'il n'était pas question de livrer des armes.

De l'argent, mais pas d'armes. Les Etats-Unis ont annoncé jeudi 28 février une aide supplémentaire de 45 millions d'euros à l'opposition politique syrienne. S'ils refusent toujours de livrer des armes, ils ont également promis, pour la première fois, des aides directes non létales à la rébellion.

"La Coalition de l'opposition peut réussir à mener une transition pacifique, mais elle ne peut pas le faire seule, elle a besoin de davantage d'appui", a déclaré le secrétaire d'Etat américain John Kerry, en marge d'une conférence internationale à Rome, au côté du chef de la Coalition Ahmed Moaz al-Khatib.

La Coalition réclame des armes

Le ministre américain a précisé que l'aide directe non létale se ferait sous la forme d'"aide médicale et de nourriture".  Washington fournissait déjà depuis des mois une aide non létale d'une valeur de 38 millions de dollars (équipements de communication, aide médicale, formations), mais cette assistance était acheminée via l'opposition politique syrienne et des ONG, à l'extérieur du pays.

"Nous ne pouvons pas prendre le risque de laisser ce pays, au coeur du Moyen-Orient, être détruit par des autocrates brutaux ou détourné par des extrémistes", a expliqué John Kerry, pour justifier à la fois l'aide directe et la décision de ne pas livrer d'armes. 

Ahmed Moaz al-Khatib a pour sa part rappelé que la rébellion avait besoin d'armes et jugé irrecevable l'arguement de la présence de jihadistes pour les refuser: "Beaucoup de gens, et surtout les médias, font plus attention à la longueur des barbes des combattants qu'à l'effusion du sang des enfants et aux bombardements du régime".

 

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