Syrie : les civils errants d'Idleb

franceinfo

À Idleb, l'armée syrienne avance pour reprendre l'ultime fief rebelle des jihadistes et les civils fuient. Le conflit en Syrie a fait plus de 380 000 morts depuis 2011 et jeté sur la route de l'exil plus de la moitié de la population d'avant-guerre.

Moustapha Hajj Ahmad et sa famille ont à peine eu le temps de s'habiller avant de fuir les combats à Idleb, en Syrie. Il n'y a plus de tentes disponibles dans le camp de Maaret Misrine. Ils dorment sous les arbres. "Nous sommes plusieurs familles. J'ai sept enfants et mon frère en a sept aussi. Nous cherchons une maison, un camp ou quelqu'un qui nous aide. Je ne sais pas vraiment pas ce que nous allons faire", confie le père de famille.

Dormir dans une voiture ou sous les bombes

Depuis décembre, le régime syrien et l'aviation russe pilonnent la région d'Idleb dominée par les jihadistes. En deux mois, 586 000 civils ont fui les combats, selon l'ONU. Ghossoun, son mari et leurs deux enfants n'ont nulle part où aller. "Heureusement, nous avons cette voiture que Dieu nous a accordée. Maintenant, nous nous déplaçons avec. Nous avons dormi dedans deux nuits et là ce sera la troisième", raconte la mère de famille.

Après neuf années de guerre, la région est submergée par les déplacés. Les nouveaux venus ne peuvent pas se réfugier en Turquie, car la frontière est fermée. Plutôt que d'errer sur les routes, Alaa Abu Khaled a trouvé un abri à Idleb dans "un bâtiment inachevé. Nous avons au moins un toit. Mais le froid entre quand même et ils bombardent au-dessus de nous".

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