Syrie : le soutien décisif des milices chiites au service de Bachar Al-Assad

A Alep, des troupes gouvernementales syriennes patrouillent le 7 décembre dans un quartier repris aux rebelles
A Alep, des troupes gouvernementales syriennes patrouillent le 7 décembre dans un quartier repris aux rebelles (GEORGE OURFALIAN / AFP)

En Syrie, les forces gouvernementales sont en passe de reprendre le contrôle de toute la vieille ville d'Alep. Le renfort de milices chiites étrangères aura pesé sur la défaite annoncée des rebelles.

En Syrie, les forces gouvernementales sont en passe, jeudi 8 décembre, de prendre le contrôle des quartiers historiques d'Alep. Le soutien actif de milices chiites, venues de pays voisins, aura pesé sur la victoire probable et symbolique de Bachar Al-Assad, dans la deuxième ville du pays.

Une armée syrienne secondée 

Il y a trois ans, l'armée de Bachar Al-Assad, minée par les pertes et les désertions, était au bord de l'effondrement. C'était sans compter sur ses alliés de la région, pour lequels la chute du régime de Damas était inimaginable. Le Hezbollah libanais a été le premier à intervenir en Syrie. Ses combattants, près de 7 000, sont en pointe actuellement dans la bataille d'Alep. L'alliance chiite s'est renforcée au fil du temps par l'arrivée des milices irakiennes, afghanes, pakistanaises et iraniennes. L'appui s'est révélé coûteux en vies humaines. Ainsi, l'Iran a perdu plus d'un millier d'hommes dans la guerre civile syrienne.

Un renfort de combattants aguerris

Le soutien a changé la donne, au sol, avec des troupes aguerries et dans le ciel, avec l'aviation russe, qui a permis au président Bachar Al-Assad d'enchaîner les victoires militaires. Le résultat fait qu'aujourd'hui à Alep, les soldats de l'armée nationale syrienne sont très souvent minoritaires sur les lignes de front, face à des rebelles qui eux, sont dans leur grande majorité, des Syriens.