Syrie : le Conseil de sécurité de l'ONU soutient à l'unanimité le cessez-le-feu porté par la Russie et la Turquie

Un immeuble effondré à Douma, dans la banlieue est de Damas, le 30 décembre 2016.
Un immeuble effondré à Douma, dans la banlieue est de Damas, le 30 décembre 2016. (BASSAM KHABIEH / REUTERS)

Cette trêve, entrée en vigueur dans la nuit de jeudi et vendredi, ne concerne pas l'Etat islamique.

Le cessez-le-feu en vigueur en Syrie depuis la nuit du jeudi 29 au vendredi 30 décembre a été approuvé par le Conseil de sécurité de l'ONU, samedi 31 décembre. Celui-ci a adopté à l'unanimité une résolution soutenant l'initiative de la Russie et la Turquie qui a mené à cette trêve, et doit conduire à des négociations entre le régime et les rebelles.

Le Conseil de sécurité "accueille avec satisfaction et soutient les efforts" pour la paix de Moscou et Ankara, et "prend note" de l'accord de cessez-le-feu conclu le 29 décembre. Le texte ne dit en revanche rien des modalités de la trêve et des négociations à venir. Plusieurs pays membres du Conseil de sécurité avaient demandé des précisions sur la surveillance du cessez-le-feu, le rôle de l'ONU et l'accès humanitaire.

La première trêve conclue sans Washington

Le cessez-le-feu a été globalement respecté depuis son entrée en vigueur, mais quelques violations ont été constatées. Des frappes aériennes du régime ont visé des territoires rebelles près de Damas, conduisant plusieurs groupes rebelles à menacer de mettre fin à la trêve, dans un communiqué commun.

Les groupes jihadistes Etat islamique et Fateh al-Cham (l'ex front Al-Nosra, émanation d'Al-Qaïda) sont exclus de cet accord de cessez-le-feu.

L'accord doit ouvrir la voie à des négociations de paix prévues fin janvier au Kazakhstan sous l'égide de Moscou et de Téhéran, parrains du régime, et la Turquie, soutien des rebelles. C'est la première fois, depuis le début de la guerre en Syrie, que les Etats-Unis sont écartés des discussions sur un cessez-le-feu.