Syrie. Le chef d'un groupe jihadiste blessé près de Damas

Abou Mohammed Al-Joulani a été blessé mercredi 8 mai 2013 avec d\'autres membres de son groupe dans le bombardement qui les a visés dans un secteur sud de la province de Damas, en Syrie.
Abou Mohammed Al-Joulani a été blessé mercredi 8 mai 2013 avec d'autres membres de son groupe dans le bombardement qui les a visés dans un secteur sud de la province de Damas, en Syrie. (GOOGLE MAPS / FRANCETV INFO)

Le chef du front jihadiste Al-Nosra, qui avait prêté allégeance à Al-Qaïda, a été blessé dans le bombardement qui le visait. 

Le chef du front jihadiste Al-Nosra, en première ligne dans le combat contre le régime syrien, a été blessé mercredi 8 mai dans un bombardement mené par l'armée dans la province de Damas. C'est ce qu'a annoncé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). 

Abou Mohammed Al-Joulani a été blessé avec d'autres membres de son groupe dans le bombardement qui les a visés dans un secteur sud de la province, a ajouté cette organisation en précisant tenir ces informations de militants dans la zone.

Interrogé par l'AFP, le président de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, a affirmé que le chef jihadiste avait été blessé à un pied, sans pouvoir donner plus de précisions dans l'immédiat. En avril, le chef du Front Al-Nosra avait annoncé qu'il prêtait allégeance au chef d'Al-Qaïda mais avait décliné le parrainage de la branche irakienne du réseau extrémiste.

Classée "organisation terroriste" par Washington

"Nous, le Front Al-Nosra, prêtons allégeance à cheikh Ayman Al-Zawahiri", avait-il dit dans un message audio diffusé sur des forums jihadistes."Nous informons que ni le commandement d'Al-Nosra, ni sa Choura [conseil consultatif], ni son responsable général n'étaient au courant de cette annonce. Elle leur est parvenue via les médias et si le discours attribué est authentique, nous n'avons pas été consultés", avait-il dit. Il avait aussi admis recevoir un appui militant et financier de la branche irakienne d'Al-Qaïda.

Classé "organisation terroriste" par Washington, le Front Al-Nosra s'était d'abord fait connaître en Syrie par des attentats suicide, avant de devenir une redoutable force armée combattant aux côtés des insurgés contre le régime du président Bachar al-Assad. Ce groupe, formé de combattants syriens et de volontaires étrangers, a pour ambition d'instaurer une gouvernance islamique dans la Syrie de l'après-Assad, ce que rejette l'Armée syrienne libre (ASL), la principale composante de la rébellion.