Syrie. L'explosion d'une voiture piégée à la frontière avec la Turquie fait au moins treize morts

Une voiture piégée a explosé à la frontière turco-syrienne lundi 11 février, près de la localité de Reyhanli (Turquie).
Une voiture piégée a explosé à la frontière turco-syrienne lundi 11 février, près de la localité de Reyhanli (Turquie). ( AFP)

Une cinquantaine de personnes ont aussi été blessées par l'explosion d'un véhicule, apparemment piégé.

Il s'agit de l'incident le plus grave à la frontière entre ces deux pays, autrefois alliés, depuis la chute en octobre d'un obus tiré par l'armée syrienne sur un village turc. Selon Ankara, au moins treize personnes ont été tuées et une trentaine blessées par l'explosion d'une voiture piégée à la frontière turco-syrienne lundi 11 février, près de la localité turque de Reyhanli. L'explosion, provoquée par un véhicule portant une plaque d'immatriculation syrienne, s'est produite dans le no man's land qui sépare le territoire turc du poste-frontière syrien de Bab al-Hawa, contrôlé par les rebelles.

Assad "ne cèdera pas"

Dans le nord de la Syrie, le barrage stratégique de l'Euphrate, dont le lac artificiel Al-Assad irrigue des milliers d'hectares, a été pris par des rebelles islamistes, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Il s'agit "de la plus grande perte économique pour le régime depuis le début de la révolte", selon cette organisation qui s'appuie sur un vaste réseau de militants et de sources médicales civiles et militaires à travers la Syrie.

Le président syrien, Bachar Al-Assad, qui depuis le début de la guerre dit vouloir écraser la rébellion à tout prix, a réaffirmé que la Syrie "ne renoncera pas à ses principes", malgré les "pressions" et les "complots", selon l'agence officielle Sana. Ces déclarations interviennent au moment où le chef de l'opposition, Ahmed Moaz al-Khatib, réclame une réponse claire de Damas à sa proposition de dialogue.

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