Syrie : 400 morts en dix jours après des raids aériens sur Alep

Un immeuble effrondré après un raid de l\'armée de l\'air syrienne à Alep, en Syrie, le 22 décembre 2013.
Un immeuble effrondré après un raid de l'armée de l'air syrienne à Alep, en Syrie, le 22 décembre 2013. (SALEH LEILA / ANADOLU AGENCY / AFP)

La ville est pilonnée par l'armée de l'air syrienne. L'Union européenne demande l'arrêt des bombardements.

Les bombardements menés par l'armée de l'air syrienne ont fait 401 morts, dont 117 enfants, en dix jours de raids sur les secteurs rebelles de la ville d'Alep (nord) et de sa province, selon le bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.

"Du 15 au 24 décembre inclus, 401 personnes ont péri, dont 117 enfants, 34 femmes et 30 rebelles", selon l'ONG. Alep est divisée depuis l'été 2012 entre secteurs rebelles et zones tenues par le régime. L'opposition syrienne et des ONG accusent le régime de Bachar Al-Assad de larguer des "barils d'explosifs" remplis de TNT sur ces zones rebelles en vue de briser le moral de la population et de la monter contre les insurgés.

"Un désastre"

Une source de sécurité affirme de son côté que l'armée a recours aux raids aériens dans la province d'Alep en raison d'un manque d'effectifs au sol. Elle argue que les lourds bilans parmi la population sont dus au fait que les positions rebelles se trouvent au milieu des zones civiles.

Le régime a détruit de nombreux quartiers, selon des témoins et des sources médicales. Human Rights Watch a évoqué samedi "un désastre", avançant un premier bilan de plus de 200 morts entre le 15 et le 18 décembre.

L'Union européenne "très préoccupée"

La représentante de la diplomatie de l'UE Catherine Ashton est "très préoccupée" par cette campagne de raids et par l'utilisation de barils de TNT dont les effets dévastateurs sont "effrayants" dans des zones très peuplées, ont indiqué ses services dans un communiqué, mercredi 25 décembre.

Elle a exhorté à un arrêt immédiat des violences, rappelé l'obligation de respecter les droits de l'homme en toutes circonstances et a demandé à "toutes les parties" de participer à la conférence organisée à Genève le 22 janvier.

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