Syrie : douze civils dont des enfants tués dans des raids sur Idleb

Des habitants du village d\'Al-Bara (Syrie) au milieu de bâtiments détruits par des frappes aériennes, samedi 7 décembre 2019.
Des habitants du village d'Al-Bara (Syrie) au milieu de bâtiments détruits par des frappes aériennes, samedi 7 décembre 2019. (OMAR HAJ KADOUR / AFP)

La province d'Idleb, qui échappe toujours au régime de Bachar Al-Assad, est dominée par les jihadistes.

Les violences continuent en Syrie. Au moins 12 civils, dont six enfants, ont été tués samedi 7 décembre dans des raids aériens du régime ou de son allié russe sur la province d'Idleb, dominée par des jihadistes, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Une trêve a été annoncée fin août par Moscou pour la province d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, mais l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) continue de rapporter des combats sporadiques et des bombardements qui ont tué des dizaines de personnes.

Plus de 400 000 déplacés depuis le printemps

Samedi, quatre civils, dont un enfant, ont été tués par des raids russes sur le village d'Al-Bara, d'après l'Observatoire. Dans un village voisin, deux civils dont un enfant ont péri dans des raids russes, selon l'OSDH. Parmi les victimes figurent aussi cinq civils, dont trois enfants, morts dans des frappes de l'aviation syrienne sur un village du sud d'Idleb, a indiqué l'OSDH, ajoutant qu'un autre enfant a été tué dans un raid du régime dans un autre village dans le sud-est de la province.

La province d'Idleb est dominée par les jihadistes du groupe Hayat Tahrir al-Cham (HTS), ex-branche syrienne d'Al-Qaïda. Cette région, et des secteurs adjacents des provinces d'Alep, Hama et Lattaquié, échappent toujours dans sa vaste majorité au régime de Bachar al-Assad.

Entre fin avril et fin août, la région a été pilonnée sans interruption par l'armée syrienne, appuyée par l'aviation russe. Près d'un millier de civils ont péri durant cette période, selon l'OSDH, tandis que plus de 400 000 personnes ont été déplacées, d'après l'ONU.

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