Royaume-Uni : un jihadiste fait croire à sa propre mort pour tenter de rentrer incognito dans son pays

Des combattants du groupe Etat islamique sur un char, à Raqqa, en Syrie, le 30 juin 2014.
Des combattants du groupe Etat islamique sur un char, à Raqqa, en Syrie, le 30 juin 2014. (REUTERS)

La combine a échoué puisque Imran Khawaja, 27 ans, a été arrêté le 3 juin dernier à Douvres, au Royaume-Uni.

Un Britannique de 27 ans parti suivre un entraînement dans un camp jihadiste en Syrie a fait croire à sa propre mort pour tenter de rentrer incognito dans son pays, selon les faits relatés mardi 20 janvier lors de son procès devant un tribunal londonien. La combine a toutefois échoué puisque Imran Khawaja, 27 ans, a été arrêté le 3 juin dernier à Douvres, ville portuaire du Sud-Est du Royaume-Uni.

Le jeune homme, un habitant de l'ouest de la capitale britannique, a depuis plaidé coupable de préparation d'actes terroristes, faits pour lesquels il risque plusieurs années d'emprisonnement. Khawaja avait passé six mois en Syrie entre janvier et juin 2014 dans les rangs du groupe jihadiste Rayat Al-Tawheed, où il se faisait appeler Abu Daigham Al Baritani. Il était apparu dans une vidéo le montrant en tenue de combat, et tenant la tête décapitée d'un homme. Quelques mois après son arrivée, Rayat Al-Tawheed avait faussement annoncé sa mort, dans une tentative de cacher le fait qu'il se dirigeait en réalité vers la Bulgarie où son cousin devait l'aider à rejoindre le Royaume-Uni, selon la police britannique.

"C'est quelqu'un de dangereux, un terroriste entraîné"

"Imran n'a rien d'un jeune vulnérable qui aurait fui la Syrie après avoir été forcé de s'y rendre", a estimé le chef de la section anti-terroriste de la police britannique. "C'est un homme qui a choisi la voie du terrorisme. Nous ne savons pas pourquoi il est revenu, ni ce qu'il préparait, mais c'est quelqu'un de dangereux, un terroriste entraîné" membre d'une organisation proche du groupe Etat islamique, a-t-il ajouté. "C'est une menace sérieuse pour ce pays". Le jugement doit être rendu début février.

La Grande-Bretagne a relevé fin août son niveau d'alerte de sécurité de "substantiel" à "grave", une première en trois ans, justifiée par la menace terroriste représentée par les centaines de Britanniques aguerris au jihad en Irak et en Syrie. Les autorités évaluent à 600 le nombre de Britanniques partis combattre dans ces deux pays et s'inquiètent d'en voir certains revenir au Royaume-Uni pour y commettre un attentat.

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