Les combats continuent en Syrie, deux jours après le massacre de Houla

Un véhicule des forces de sécurité syriennes est frappé par une explosion dans la banlieue de Damas (Syrie), le 27 mai 2012.
Un véhicule des forces de sécurité syriennes est frappé par une explosion dans la banlieue de Damas (Syrie), le 27 mai 2012. (AFP / SHAAM NEWS NETWORK)

Les forces gouvernementales et les rebelles s'affrontent dans plusieurs villes du pays, notamment à Hama. La ville de Rastane est bombardée, dimanche.

De violents combats entre les troupes gouvernementales syriennes et des rebelles secouent la ville de Hama, dimanche 27 mai, haut lieu de la contestation dans le centre du pays, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Des tirs de mitrailleuses lourdes opérés par les forces régulières résonnent en particulier dans les quartiers de Zahriyé, Machaa et Wadi Al-Joz. Deux jours après le massacre de Houla, condamné unanimement par la communauté internationale, le reste du pays est également le théâtre d'âpres combats.

Dans la nuit de samedi à dimanche, l'armée a ainsi violemment bombardé Rastane, une ville rebelle située à une trentaine de kilomètres au nord de Homs et qui résiste depuis des mois aux forces gouvernementales. La ville a été bombardée au rythme de deux obus par minutes en moyenne, a noté l'OSDH. Près de Damas, de violents combats ont opposé rebelles et armée dans la ville de Harasta.

A Houla, deux jours après le massacre, des habitants choqués ont pris à témoin des observateurs de l'ONU. "Il y avait des enfants de moins de 8 mois ! Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Est-ce qu'ils portaient des roquettes RPG ?", crie un homme à un observateur visiblement embarrassé, sur une vidéo diffusée sur internet. Une autre vidéo montre une fosse commune où ont sont déposés des dizaines de corps enveloppés de linceuls blancs, certains tachés de sang. "Les Syriens enterrent désormais leurs morts dans des charniers, que Dieu te maudisse Bachar al-Assad", s'écrie la personne qui filme.

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