La Syrie ne veut pas de troupes arabes sur son sol

Image provenant de l\'agence officielle syrienne Sana, montrant des observateurs de la Ligue arabe rencontrant des officiels du régime d\'Al-Assad, le 17 janvier 2012 à Tartous (Syrie).
Image provenant de l'agence officielle syrienne Sana, montrant des observateurs de la Ligue arabe rencontrant des officiels du régime d'Al-Assad, le 17 janvier 2012 à Tartous (Syrie). (AFP / HO / SANA)

Le régime d'Al-Assad estime que la proposition du Qatar d'envoyer des troupes arabes sur le terrain "ouvre la voie à une intervention étrangère".

Le régime de Bachar Al-Assad continue d'afficher sa fermeté. Mardi 17 janvier, la Syrie a rejeté tout déploiement de soldats arabes sur son territoire, comme l'a proposé le Qatar. FTVi fait le point sur les évènements du jour.

• La Syrie écarte la proposition du Qatar

Le ministère syrien des Affaires étrangères n'a pas fait dans le détail. "Le peuple syrien refuse toute intervention étrangère sous n'importe quelle appellation. Il fera face à toute tentative qui porte atteinte à la souveraineté de la Syrie", indique-t-il dans un communiqué.

Une allusion à la proposition de l'émir du Qatar, qui s'était dit samedi favorable à l'envoi de troupes arabes en Syrie afin de "mettre fin à la tuerie""La Syrie rejette les déclarations de responsables du Qatar sur l'envoi de troupes arabes qui amplifient la crise, font avorter l'action arabe et ouvrent la voie à une intervention étrangère", a détaillé Damas.

• A Washington, Obama dénonce des violences "inacceptables"

De son côté, Barack Obama recevait le roi Abdallah II de Jordanie à Washington. Il a profité de cette visite pour fustiger les violences qui secouent la Syrie. "Nous continuons à être témoins de niveaux de violence inacceptables dans ce pays", a déclaré le président américain.

Il a également appelé de ses vœux une transition démocratique pacifique. "Nous allons continuer nos consultations étroites avec la Jordanie pour créer le genre de pression internationale qui encourage le régime syrien actuel à se retirer pour qu'un processus et une transition plus démocratiques puissent se produire en Syrie."

• Sur le terrain, vingt civils ont trouvé la mort

Pendant ce temps, vingt civils ont encore été tués mardi, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme. Huit personnes ont perdu la vie dans l'explosion d'une bombe au passage de leur minibus sur une route reliant Idleb (nord-ouest) à Alep (nord). Et un militant a été tué par un tireur embusqué à Khan Cheikhoune, dans la province d'Idleb.

Des tirs des forces de l'ordre ont également fait huit morts et neuf blessés à Homs (centre), épicentre de la contestation contre le régime du président Bachar Al-Assad, ainsi que trois morts dans des localités de cette province.