La Russie prête à soutenir le départ d'Al-Assad, si tel est le vœu des Syriens

Le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à Moscou, le 8 juin.
Le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à Moscou, le 8 juin. (ALEXANDER NEMENOV / AFP)

RUSSIE - Grande alliée du régime de Damas, elle reste opposée à toute intervention militaire.

La position de la Russie, grande alliée de Damas, serait-elle en train d'évoluer ? Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a affirmé samedi 9 juin que son pays ne s'opposerait pas à un éventuel départ du président syrien Bachar Al-Assad.

"Si les Syriens eux-mêmes tombent d'accord sur ce point, nous ne pourrons que soutenir avec joie une telle solution", a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse. "Mais nous jugeons inacceptable d'imposer de l'étranger les conditions d'un tel dialogue".

La Russie toujours opposée à une intervention militaire

La Russie a de nouveau réclamé samedi la tenue d'une réunion internationale sur la Syrie. Elle a souligné que de nouvelles sanctions ou une intervention militaire ne feraient que "détériorer une atmosphère déjà difficile".

Au Conseil de sécurité des Nations unies, Moscou a opposé à deux reprises son veto à des projets de résolution d'inspiration occidentale et arabe visant à condamner le régime de Bachar al Assad pour la répression du mouvement de contestation en Syrie. Deux massacres de civils en deux semaines signalés par des opposants ont conduit les Etats-Unis et leurs alliés européens à défendre l'idée de sanctions supplémentaires contre Damas et à ne pas exclure une intervention militaire.

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