Syrie : échec de l'évacuation des journalistes bloqués à Homs

Des images diffusées par la télévision syrienne, samedi 25 février, montrant des ambulances à Homs. 
Des images diffusées par la télévision syrienne, samedi 25 février, montrant des ambulances à Homs.  (SYRIAN TV / AFP)

Les négociations autour d'une évacuation des deux journalistes occidentaux blessés ont échoué. La journaliste Edith Bouvier, qui souffre d'une double fracture de la jambe, est bloquée à Homs depuis six jours.

Un espoir de voir les négociations aboutir est né lundi 27 février. Mais de sources diplomatiques, les discussions autour de l'évacuation de Homs des deux journalistes occidentaux grièvement blessés n'ont pas abouti. En revanche, trois blessés syriens ont pu être évacués par les ambulances du Croissant rouge. La journaliste française du Figaro, Edith Bouvier, et le photographe britannique Paul Conroy, sont donc toujours bloqués dans le quartier rebelle de Baba Amr, six jours après l'attaque dont ils ont été victimes.

Dimanche 26 février, Claude Guéant, le ministre de l'Intérieur, a considéré le rapatriement de la française, qui souffre d'une double fracture de la jambe, comme "médicalement urgent". Mais le bombardement continu de Homs par le pouvoir syrien empêche cette évacuation, jugée "trop dangereuse"Un possible rapatriement a été envisagé pour le lundi 27 février, selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Nicolas Sarkozy a également fait état de négociations en ce sens, pour les deux journalistes et pour les dépouilles de leurs deux collègues tués mercredi 22 février, le Français Rémi Ochlik et l'Américaine Marie Colvin. 

La journaliste du "Figaro" avait appelé à l'aide en vidéo

"J'ai la jambe cassée au niveau du fémur (...). J'ai besoin au plus vite d'être opérée." Dans une vidéo filmée par des insurgés syriens et mise en ligne jeudi 23 février sur YouTube, Edith Bouvier, reporter au Figaro, apparaît allongée, calme et souriante. A ses côtés, le photographe français qui l'accompagne, William Daniels.

La journaliste française blessée à Homs dans un bombardement y demande "la mise en place d'un cessez-le-feu, d'une voiture médicalisée ou en tout cas en bon état qui [la] conduise jusqu'au Liban".

Au "Figaro", l'inquiétude est vive

L'incertitude sur le sort d'Edith Bouvier suscite les "plus vives préoccupations" dans la rédaction du Figaro. La Société des journalistes (SDJ) "demande instamment aux autorités syriennes de faciliter l'évacuation d'Edith dans les meilleurs délais, afin qu'elle puisse recevoir les soins dont elle a besoin".

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