L'avenir de Bachar al-Assad, au centre de la conférence de Vienne

FRANCE 3

Des avancées ont eu lieu disent les participants, mais d'importantes divergences subsistent notamment sur le sort de Bachar al-Assad.

Ce vendredi 30 octobre, la plupart des acteurs majeurs de la crise syrienne étaient présents autour de la table des négociations à Vienne (Autriche). Les Américains, les Russes et même pour la première fois les Iraniens. Mais à la fin de la journée, après huit heures de discussion, les visages sont fermés. C'est toujours le blocage sur le rôle de Bachar al-Assad. "Pour nous les choses sont claires, il est le principal responsable du désastre syrien et donc il n'est pas question qu'il soit le futur de la Syrie", a commenté Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères.  

250 000 morts

Pendant que les diplomates dialoguent, à 4 000 kilomètres de là, en Syrie, la guerre se poursuit inexorablement avec son cortège d'horreurs et de massacres. Ce vendredi matin, c'est un marché de Douma, un fief rebelle dans la banlieue de Damas, qui a été la cible de tirs de roquettes. On dénombre 59 morts, dont cinq enfants, et de nombreux blessés. L'opposition accuse le régime de Bachar al-Assad d'être responsable de ce carnage. Au même moment à Vienne, les négociateurs toujours divisés s'en remettent aux Nations Unies pour organiser une discussion entre le pouvoir syrien et l'opposition afin de tenter de mettre fin au massacre. Depuis quatre ans, 250 000 personnes ont été tuées.

Le JT
Les autres sujets du JT
Vous êtes à nouveau en ligne