L'armée syrienne affirme contrôler la totalité de la ville d'Alep

Alep, deuxième ville de Syrie, sous la neige, le 22 décembre 2016.
Alep, deuxième ville de Syrie, sous la neige, le 22 décembre 2016. (GHAITH OMRAN / AL-MAARRA TODAY / AFP)

Les derniers combattants rebelles ont quitté la ville, jeudi, a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Elle était présentée comme la "mère de toutes les batailles". L'armée syrienne affirme, jeudi 22 décembre, contrôler la totalité de la ville d'Alep, la deuxième ville du pays. Les derniers combattants rebelles ont quitté la ville, a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Al-Assad souligne une victoire pour l'Iran et la Russie

"Grâce au sang de nos martyrs et aux sacrifices de nos valeureuses forces armées ainsi qu'aux forces supplétives et alliées (...) le commandement général des forces armées annonce le retour de la sécurité à Alep après sa libération du terrorisme et des terroristes et la sortie de ceux qui y restaient", écrit-elle.

Cette victoire des forces fidèles à Bachar Al-Assad n'est pas une surprise. Les troupes du régime avaient réussi des percées majeures ces dernières semaines. Et Damas n'attendait que la fin des dernières évacuation pour annoncer son triomphe. Le président syrien avait déjà affirmé que "la libération" d'Alep n'était pas seulement "une victoire" pour la Syrie, mais aussi pour l'Iran et la Russie, les soutiens indéfectibles de son régime, engagé depuis 2011 dans une guerre civile qui a fait plus de 310 000 morts.

"Un revers militaire", concède un responsable rebelle

"Les interventions russe et iranienne, bénies sur la scène internationale par le silence arabe et musulman, nous ont coûté de lourdes pertes", également estimé Yasser Al-Youssef, un responsable du bureau politique du groupe rebelle Nourredine Al-Zinki, qui reconnaît que "la révolution connaît actuellement un revers militaire".

Sur le plan politique et territorial, c'est une grande perte. Pour la révolution, c'est une période de recul et un tournant difficile.Yasser Al-Youssefà l'AFP

"Alep est maintenant sous l'occupation de la Russie et de l'Iran", a dénoncé de son côté un responsable du puissant groupe islamiste rebelle Ahrar Al-Cham, Ahmad Qorra Ali.

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