Otages : les conditions de leur libération doivent-elles rester secrètes ?

Faim, froid, violence, obscurité... Les quatre journalistes ex-otages ont passé dix mois en Syrie. Ils racontent depuis dimanche leurs conditions de détention et leur libération.

En accueillant dimanche les quatre journalistes ex-otages en Syrie à l'aéroport de Villacoublay, François Hollande ne s'est pas étendu sur les conditions qui ont mené à leur libération.

La détention a été rude : faim, froid, violence, obscurité pendant dix mois. La DGSE, qui a dirigé les opérations, assure avoir suivi les ex-otages à la trace depuis le début. Elle a vérifié les exigences et les motivations des preneurs d'otages. Mais les services français restent très discrets sur les tractations.

On sait cependant qu'en Syrie, les services secrets espagnols, américains, britanniques et turcs ont collaboré étroitement avec les agents français. Par ailleurs, des états comme le Qatar, les Emirats arabes unis ou l'Arabie Saoudite qui soutiennent ou financent les mouvements rebelles seraient aussi intervenus pour servir de relais et peut-être même offrir des contreparties.

Enfin, le contexte semblait favorable à une issue positive : les mouvements extrémistes affaiblis par des luttes fratricides avaient déjà libéré trois journalistes espagnols début mars puis des employés humanitaires de l'Unicef. Dès lors, l'espoir était permis, les otages étaient peut-être devenus encombrants.

Finalement, ceux-ci ont été abandonnés par des inconnus à la frontière entre la Syrie et la Turquie avant d'être rapatriés en France. Mais les conditions exactes de cette libération ne sont pas connues.

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