DIRECT. Les journalistes ex-otages en Syrie accueillis à Villacoublay

François Hollande accueille, sur le tarmac de l\'aéroport de Villacoublay, les journalistes ex-otages en Syrie : Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torrès. 
François Hollande accueille, sur le tarmac de l'aéroport de Villacoublay, les journalistes ex-otages en Syrie : Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torrès.  (THOMAS SAMSON / AFP)

Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torrès ont été libérés samedi après 10 mois de captivité en Syrie. 

Ils sont rentrés en France. Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torrès, les quatre journalistes français libérés après avoir été retenus en otages durant 10 mois en Syrie ont atterri sur la base de Villacoublay vers 9h, dimanche 20 avril.

Un avion médicalisé de l'Etat français les a d'abord ramenés sur la base militaire d'Evreux (Eure) où ils ont été "examinés" médicalement.

Le président de la République François Hollande, qui a annoncé lui-même leur libération samedi matin, les a accueillis à Villacoublay avec leurs proches.

 L'Etat dément tout versement de rançon. 

Didier François, 53 ans, grand reporter à Europe 1, et le photographe Edouard Elias, 23 ans, avaient été enlevés au nord d'Alep le 6 juin 2013. Nicolas Hénin, 37 ans, reporter à l'hebdomadaire Le Point, et Pierre Torrès, 29 ans, photographe indépendant, avaient été enlevés le 22 juin à Raqqa. Retrouvez ici leurs portraits

 

21h17 : "Ce dont on a le plus souffert pendant toute la première partie de notre détention, c'est du manque de nourriture. Heureusement on nous a donné au cours des derniers mois de quoi nous remplumer."

 Interrogé par la chaîne Arte, sur laquelle il avait avant sa capture régulièrement diffusé des reportages, Nicolas Hénin a décrit ses difficiles conditions de détention en Syrie, notamment la faim. "Le froid, également, nous n'avions pas d'eau chaude", a-t-il ajouté. "J'ai gardé les habits avec lesquels j'ai été capturé le 22 juin jusqu'au 23 décembre". 

20h15 : Faisons un point sur l'actualité : Les quatre journalistes français retenus en Syrie sont arrivés en France ce matin. Le président François Hollande et leurs familles les ont accueillis sur le tarmac de l'aéroport de Villacoublay. Le chef de l'Etat a réaffirmé qu'aucune rançon n'avait été versée. Francetv info revient sur les négociations autour de leur libération.

• Un avion de la Malaysia Airlines a effectué un atterrissage en urgence, ce soir à Kuala Lumpur (Malaisie) après une avarie en plein vol. Cette compagnie est celle du Boeing 777 porté disparu depuis le 8 mars.

•  Pas de trêve pour Pâques. Les patriarches russe et ukrainien se sont affrontés par discours interposés, hier soir. La situation reste très instable dans l'Est du pays, avec une attaque meurtrière menée ce matin à Slaviansk. 

• Le légendaire boxeur américain Rubin "Hurricane" Carter est mort aujourd'hui, à l'âge de 76 ans, des suites d'un cancer. Il avait été rendu célèbre pour ses poings, pour une condamnation pour meurtre finalement annulée, et par une chanson de Bob Dylan.

18h39 : Que retenir de l'actualité à 18 heures passé ? Les quatre journalistes français retenus en Syrie sont arrivés en France ce matin. Le président François Hollande et leurs familles les ont accueillis sur le tarmac de l'aéroport de Villacoublay. Le chef de l'Etat a réaffirmé qu'aucune rançon n'avait été versée. Francetv info revient sur les négociations autour de leur libération.

•  Pas de trêve pour Pâques. Les patriarches russe et ukrainien se sont affrontés par discours interposés, hier soir. La situation reste très instable dans l'Est du pays, avec une attaque meurtrière menée ce matin à Slaviansk.  

• Le légendaire boxeur américain Rubin "Hurricane" Carter est mort aujourd'hui, à l'âge de 76 ans, des suites d'un cancer. Il avait été rendu célèbre pour ses poings, pour une condamnation pour meurtre finalement annulée, et par une chanson de Bob Dylan.


Le Suisse Stanislas Wawrinka a remporté le tournoi de Monte Carlo en battant en finale son compatriote Roger Federer (4-6, 7-6, 6-2). 

16h45 :  Beaucoup de questions se posent autour des conditions de détention et de libération des quatre journalistes français. Le point sur leurs témoignages.

(SAMAH SOULA - FRANCE 2)

16h02 : Entre deux œufs en chocolat, jetez un coup d'œil sur l'actualité :  Les quatre journalistes français retenus en Syrie sont arrivés en France ce matin. Le président François Hollande et leurs familles les ont accueillis sur le tarmac de l'aéroport de Villacoublay. Le chef de l'Etat a réaffirmé qu'aucune rançon n'avait été versée. Francetv info revient sur les négociations autour de leur libération.

•  Pas de trêve pour Pâques. Les patriarches russe et ukrainien se sont affrontés par discours interposés, hier soir. La situation reste très instable dans l'Est du pays, avec une attaque meurtrière menée ce matin à Slaviansk. 

• Les plongeurs, qui luttent contre des courants forts et une visibilité quasi nulle, n'ont réussi à récupérer que 19 corps, pour l'instant, dans l'épave du ferry naufragé au large de la Corée du Sud. Le bilan provisoire s'élève à 58 morts et 244 portés disparues.

14h49 :  Deux otages français sont toujours détenus dans le monde. Serge Lazarevic et Gilberto Rodriguez Leal ont été enlevés au Mali. Que sait-on de leur détention ? Eléments de réponse dans cet article

13h22 : Kapotho Difficile de vous répondre précisément. "Il y a des Français, des Belges, des Italiens, des Européens en général, qui sont partis faire le jihad" en Syrie, a fait remarquer le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius. Sachez néanmoins que la Syrie est ancien protectorat français (de 1920 à 1946). Un certain nombre d'habitants parlent donc notre langue.

13h22 :  Comment expliquer que certains preneurs d'otages parlaient français ?

12h55 :  "Ça a été long, mais on n'a jamais douté." Voici les déclarations en images du journaliste Didier François, doyen de otages libérés, sur le tarmac de Villacoublay. 

12h45 :  Photos à l'appui, Europe 1 raconte les coulisses de l'accueil des quatre journalistes français à l'aéroport de Villaboublay ce matin. On y apprend notamment qu'Edouard Elias a subtilisé (temporairement) l'appareil photo du photographe de l'Elysée.  

12h02 : Avant d'entamer votre repas du dimanche de Pâques, voici un point sur l'actualité : 

•  Les quatre journalistes français retenus en Syrie sont arrivés en France ce matin. Le président François Hollande et leurs familles les ont accueillis sur le tarmac de l'aéroport de Villacoublay. Le chef de l'Etat a réaffirmé qu'aucune rançon n'avait été versée. Francetv info revient sur les négociations autour de leur libération

 Cinq personnes ont été tuées dans un échange de tirs à Slaviansk, une ville de l'Est du pays contrôlée par les forces séparatistes pro-russes. Selon Russia 24, les affrontements ont eu lieu aux abords d'un barrage tenus par ces forces pro-russes.


•  Les plongeurs ont récupéré 16 corps dans l'épave du ferry naufragé mercredi au large de la Corée du Sud. Le bilan provisoire de la tragédie s'élève à 56 morts et 246 personnes toujours portées disparues, des adolescents en voyage scolaire pour la plupart.

• Lewis Hamilton (Mercedes) a remporté son troisième Grand Prix de la saison à Shangai (Chine). Il se rapproche ainsi de la tête du classement général. Nos confrères de Francetv sport reviennent en détail sur ce succès

11h46 :  A l'époque de la libération des sept Français otages au Cameroun, francetv info s'était posé la question : si la France ne négocie pas avec les preneurs d'otages, que fait-elle pour libérer ses ressortissants ? Réponse dans cet article

11h43 :  Comment les quatre journalistes français retenus en Syrie ont-ils été libérés ? François Hollande assure qu'aucune rançon n'a été versée. Mais des éléments filtrent peu à peu sur les négociations autour de leur libération. Notre journaliste Salomé Legrand fait le point

11h36 :  "Dans un pays en guerre, ce n'est pas toujours simple, que ce soit la nourriture, l'eau, l'électricité, parfois c'était un petit peu bousculé, les combats étaient proches, il est arrivé qu'on soit déplacés très rapidement dans des conditions un peu abracadabrantes". C'est ce qu'a raconté sur Europe 1 Didier François, doyen des quatre journalistes français retenus en Syrie.  

11h23 :  Laurent Fabius s'est dit "très inquiet" concernant le sort de l'otage Gilberto Rodriguez Leal, enlevé en novembre 2012 au Mali. "Cela fait longtemps que nous n'avons pas eu de nouvelles", a déclaré le chef de la diplomatie au sujet de ce Français de 61 ans, enlevés par des hommes armés alors qu'il circulait dans un camping-car venant de Mauritanie.

11h01 :  Paris est "très inquiet" sur le sort de l'otage Gilberto Rodriguez Leal retenu au Sahel, affirme le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius. 

10h35 :  Invité du Grand rendez-vous Europe 1/Le Monde/ i-Télé, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a confirmé que, "malheureusement", certains des geôliers des quatre journalistes retenus en Syrie parlaient français. 

10h10 : "L'Etat ne paie pas de rançon. C'est un principe très important pour que les preneurs d'otages ne puissent être tentés d'en ravir d'autres."

 C'est ce qu'a réaffirmé François Hollande sur Europe 1, après avoir accueilli les ex-otages en Syrie."Tout est fait par des négociations, des discussions. Je ne veux pas être plus précis", a-t-il ajouté, "car nous avons encore deux otages" au Sahel.

10h04 :  Pour ceux qui ne les ont pas vues, voici les images de l'arrivée sur le tarmac de Villacoublay des quatre journalistes français ex-otages en Syrie. 

09h57 :  Hier, Alain Marsaud, député UMP des Français de l'étranger, avait affirmé sur i-Télé : "Il y a toujours une contrepartie. Si ce n'est pas nous qui payons, c'est d'autres qui payent à la place (...) Nos amis, soit qataris soit des Emirats arabes unis, ont dû faire un geste. Est-ce que ce geste c'est de l'argent, est-ce que ce geste ce sont des armes ? Nous le saurons peut-être un jour, peut-être qu'on ne le saura jamais."

09h56 :  L'Etat français "ne paie pas de rançon", réaffirme François Hollande sur Europe 1.

09h52 :  Les journalistes ont évoqué un groupe de jihadistes, sans être plus précis. Mais leur libération intervient après celle de plusieurs journalistes européens qui se trouvaient aux mains de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), le plus radical des groupes jihadistes en Syrie.

09h52 :  Connaît on l'appartenance des ravisseurs syriens des otages? S'agit il de l'armée syrienne ou des opposants à Bachar?

09h47 :  Voici le geste combatif du journaliste Didier François à sa descente de l'avion. 
(KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

09h42 :  La veille, sur France 24, le journaliste Nicolas Hénin a lui aussi levé le voile sur leurs conditions de détention. Il a affirmé s'être évadé trois jours après son enlèvement le 22 juin et avoir été repris par ses ravisseurs au bout d'une nuit de fuite. "J'ai passé une nuit en liberté à courir dans la campagne syrienne avant de me faire rattraper par mes ravisseurs", a-t-il expliqué.

11h47 :  Au micro d'Europe 1, le journaliste Didier François donne des éléments sur sa captivité : "Sur 10 mois et demi, 10 mois dans le noir. Un mois et demi enchaînés les uns aux autres... Ça a été un petit peu rock'n'roll."

09h34 :  La direction d'Europe 1, Denis Olivennes, Fabien Namias et Jean-Pierre Elkabbach, était au complet pour accueillir Didier François, grand reporter pour la radio.  

09h31 : "La France est fière d'avoir des compatriotes de cette valeur, qui puissent servir la liberté de la presse et la France est fière d'avoir pu obtenir qu'ils soient aujourd'hui libres."
 Voici ce qu'a déclaré le chef de l'Etat durant sa courte allocution sur le tarmac de Villacoublay. Mais "il y a encore des otages en Syrie, retenus parce qu'ils sont journalistes", a-t-il ajouté.

09h31 :  "Dans quelles conditions avez vous été détenus", interrogent les journalistes. Nicolas Hénin : "Pas toujours facile. Y'a eu pas mal de déplacement et on était un peu plongé dans le chaos syrien avec tout ce que ça veut dire."

09h28 :  Un peu avant, le journaliste du Point Nicolas Hénin, s'est adressé à quelques journalistes : "Je suis juste très ému. C'est un moment que j'ai attendu depuis dix mois, ça n'a pas toujours été facile. Ma famille a été formidable. Vous voyez, c'est les enfants les plus beaux du monde." 

09h19 :  Le groupe quitte maintenant le tarmac de l'aéroport de Villacoublay. Les journalistes vont se retrouver dans le pavillon d'honneur pour vingt minutes d'intimité avec leurs familles et le président de la République. 

09h15 :  "Vous avez été bien traités ?" "Pas toujours", répond brièvement le journaliste Nicolas Hénin au micro de i-Télé, ses deux enfants dans les bras. 

09h12 :  "C'était dur pour nos familles. On est très heureux qu'elles aient traversé cette épreuve qu'on leur a imposée. Je m'excuse, je suis un peu ému", poursuit Didier François, la gorge nouée. 

09h11 : DidierFrançois, journaliste d'Europe 1, s'exprime à son tour : "Ça a été long mais on a jamais douté parce que de temps ne temps on avait des bribes, on savait que tout le monde était mobilisé. On a la chance d'être français."

09h09 :  Le président français tient également à remercier les autorités turques pour avoir contribué à la libération des journalistes. 

09h09 :  "C'est un jour de grande joie pour la France", déclare François Hollande. "Je veux tout particulièrement remercier les services de l'Etat (...) qui le plus souvent dans l'anonymat ont réussi à rendre possible toute cette opération."


09h06 :  Les quatre journalistes français s'approchent du micro, ils vont s'adresser à la presse, aux côtés de François Hollande et de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères. 

08h59 : Voici les premières images de leur arrivée à Paris. 


08h53 : Les quatre ex-otages ont atterri à Villacoublay. 

08h48 : Ils devraient atterrir d'ici une dizaine de minutes à Villacoublay. Vous pouvez suivre le direct vidéo de leur arrivée en cliquant sur ce lien

08h47 : "Ce fut une longue errance de lieux de détention en lieux de détention." 

Il est le seul à avoir répondu pour l'instant. Nicolas Hénin, joint par France 24 a un peu dévoilé ses conditions de détention. C'est à lire ici.

08h43 : Y a-t-il eu rançon ? Malgré le démenti du gouvernement, "il est établi qu'un otage n'est jamais libéré sans contrepartie financière", assure Antoine Basbous, directeur de l'Observatoire des pays arabes et politologue, à BFMTV.com. Et le spécialiste d'évoquer une potentielle intervention du Qatar.

08h39 : L'hélicoptère à bord duquel se trouvent les quatre journalistes ex-otages en Syrie a décollé d'Evreux. Ils sont attendus par leurs familles et leurs confrères à Villacoublay. 

08h30 : Une autre photo des quatre journalistes, hier avant de monter dans l'avion est partagée sur Twitter, par la correspondante de France 24  et Arte en Turquie. 

08h23 : Laurent Fabius est arrivé à Villacoublay où il doit accueillir les journalistes ex-otages, qui sont attendus vers 9 heures.

08h21 : "Chaque détention dans le monde reste une épreuve pour un ex-otage."

Jean-Jacques Le Garrec, ancien otage aux Philippines rappelle que deux Français sont toujours retenus au Sahel : Serge Lazarevic, qui a été enlevé en novembre 2011 dans le nord du Mali, et Gilberto Rodriguez Léal, dont la capture en novembre 2012 dans l'ouest du Mali.  

08h13 :  La libération... et après ? Les reporters Hervé Ghesquière, Philippe Rochot, et Jean-Louis Normandin ont été otages en Afghanistan ou au Liban. Ils racontent leur reconstruction à francetv info.
 



ARNAUD GUILLAUME / SIPA

08h08 :  Selon un officier de presse de l'Elysée, voici le programme des ex-otages dans les prochaines heures : ils se rendront dans un premier temps "au calme" dans un salon VIP de la base de Villacoublay qui accueille habituellement les vols gouvernementaux, avant de revenir devant leurs confrères en compagnie du président Hollande.
Ils se rendront ensuite dans un hôpital militaire parisien pour un bilan médical.

08h03 : "On savait qu'ils allaient bien, qu'ils étaient plusieurs dans une même cellule, que leur santé avait l'air d'aller, qu'ils avaient le droit d'aller aux toilettes deux fois par jour, et qu'il n'y avait pas de maltraitances."

Voici quelques détails sur la captivité des quatre journalistes ex-otages en Syrie. Nous y reviendrons dans un instant. 

07h58 : "Là, ils paraissent en forme. En général, les ravisseurs les reboostent un peu avant de les faire sortir." Dans Le Parisien, une source proche du dossier souligne que, malgré leur apparition en bonne santé, les quatre journalistes français ont "vécu une captivité très dure". 

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