Les Etats-Unis affirment avoir détruit 20% de l'aviation syrienne après la frappe contre la base aérienne de Shayrat

Un missile est tiré depuis le destroyer américain USS Ross, en mer Méditerranée, le 7 avril 2017.
Un missile est tiré depuis le destroyer américain USS Ross, en mer Méditerranée, le 7 avril 2017. (PENTAGON / ANADOLU AGENCY / AFP)

Washington a mis en garde le régime syrien contre de nouvelles attaques chimiques.

Les Etats-Unis ont affirmé, lundi 10 avril, avoir "endommagé ou détruit 20% des appareils opérationnels" de l'aviation syrienne après le bombardement de la base de Shayrat. Près de 60 missiles américains ont été tirés contre cette base aérienne, vendredi 7 avril, en riposte à une attaque chimique présumée.

"Les Etats-Unis ne resteront pas passifs quand [Bachar Al-Assad] tue des innocents avec des armes chimiques, a prévenu le secrétaire américain à la Défense, Jim Mattis. [La Syrie] serait mal avisée d'utiliser à nouveau des armes chimiques."

Le porte-parole de la Maison Blanche Sean Spicer est allé encore plus loin en laissant entendre que l'utilisation de "barils d'explosifs", une arme redoutée du régime, serait désormais elle aussi une limite à ne pas franchir. "Si vous gazez un bébé ou lâchez un baril d'explosifs sur une personne innocente, vous verrez une réaction de la part de ce président", a-t-il affirmé.

Le chef de la diplomatie américaine en déplacement en Russie

Un responsable anonyme de la Maison Blanche a toutefois corrigé le tir ensuite, revenant en arrière sur les barils d'explosifs. "Rien n'a changé" dans la position officielle américaine, mais "comme le président l'a répété souvent, il ne préviendra pas à l'avance de ses réponses militaires", a-t-il dit.

Ces déclarations interviennent à la veille d'une visite du secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson en Russie, principal allié du régime de Bachar Al-Assad. Le chef de la diplomatie américaine prend d'abord part à une réunion des ministres des Affaires étrangères du G7 à Lucques (Italie), lundi et mardi. Le groupe tente de faire pression sur la Russie pour une relance du processus politique en Syrie.

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