DIRECT. Syrie : la Russie échoue à faire condamner les frappes occidentales lors d'un vote à l'ONU

Le Conseil de sécurité de l\'ONU se réunit à New York (Etats-Unis), le 14 avril 2018. 
Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit à New York (Etats-Unis), le 14 avril 2018.  (HECTOR RETAMAL / AFP)

Des frappes de la France, des Etats-Unis et du Royaume-Uni en Syrie, dans la nuit de vendredi à samedi, ont visé "le principal centre de recherche" et "deux centres de production" du "programme clandestin chimique" du régime syrien. 

Une "bonne partie de l'arsenal chimique" du régime de Damas a été détruite par des frappes occidentales en Syrie, dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 avril, a assuré le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. "Le but de cette opération, c'était de détruire les outils chimiques clandestins du régime de Bachar Al-Assad et, à cet égard, l'objectif a été atteint", a-t-il déclaré dans une interview à BFMTV. La Russie, qui a convoqué une réunion d'urgence à l'ONU samedi, a échoué à faire adopter par le Conseil de sécurité une résolution condamnant ces frappes. 

Une opération coordonnée des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la France. C'est Donald Trump qui a annoncé dans la nuit ces frappes, dans une courte allocution. Les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France ont mené des frappes ciblées contre l'arsenal chimique syrien dans la nuit de vendredi à samedi. Elles ont visé "le principal centre de recherche" et "deux centres de production" du "programme clandestin chimique" du régime syrien, a précisé dans la matinée la ministre des Armées, Florence Parly. "Tous nos missiles sont parvenus à leur objectif", a-t-elle précisé en fin d'après-midi. Sur Twitter, Donald Trump a salué le "résultat" de ces frappes. "Mission accomplie", a-t-il lancé. 

Des frappes contre les armes chimiques. Cette action militaire coordonnée a été menée en réaction à l'attaque chimique présumée du 7 avril à Douma, dans la Ghouta orientale, dernier bastion rebelle aux portes de la capitale, qui a fait plus de 40 morts, selon des secouristes. Interrogé par BFMTV samedi, Jean-Yves Le Drian a annoncé que si la "ligne rouge était refranchie", une nouvelle intervention pourrait être menée. Les Etats-Unis se sont également dits "prêts à dégainer" en cas de nouvelle attaque chimique en Syrie, a assuré l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley.

Moscou échoue à faire condamner ces frappes. Dans un communiqué, le Kremlin avait dénoncé "avec la plus grande fermeté l'attaque sur la Syrie, où des militaires russes aident le gouvernement légitime à lutter contre le terrorisme". La Russie a par la suite demandé au Conseil de sécurité de l'ONU, samedi, de voter sur son projet de résolution condamnant "l'agression" occidentale contre la Syrie. Elle a échoué à le faire adopter, ne recueillant pas les neuf voix nécessaires à son approbation. Seule la Russie, la Bolivie et la Chine ont voté en faveur de cette condamnation.