Les violences s'intensifient en Syrie avant la trêve décidée par l'ONU

Des hommes tués par l\'armée syrienne sont enterrés dans un village de la province d\'Idlib (Syrie), près de la frontière turque, le 5 avril 2012. 
Des hommes tués par l'armée syrienne sont enterrés dans un village de la province d'Idlib (Syrie), près de la frontière turque, le 5 avril 2012.  (SHAAM NEWS NETWORK / REUTERS)

Plus de 100 personnes ont été tuées dans des bombardements, samedi. Des manifestations pro-pouvoir ont aussi eu lieu à Damas, la capitale. 

A quelques jours de la trêve décidée par les Nations unies et validée par le pouvoir, la répression et les combats continuent de tuer en Syrie. Samedi 7 avril, des bombardements et des tirs ont fait plus de 100 morts, dont 74 civils, dans la province de Hama (centre). C'est ce que rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui précise que 40 personnes ont été tuées dans la seule ville de Latamna.

L'OSDH indique aussi que 16 déserteurs et 12 soldats et agents de sécurité ont péri dans différentes régions du pays. Sur le terrain, les forces armées ont également bombardé Zabadani, à 47 km au nord-ouest de Damas et des combats ont opposé soldats et déserteurs dans la province d'Idleb (nord-ouest du pays).

Manifestations pro-régime dans la capitale

Ambiance autrement différente à Damas. Des milliers de personnes se sont rassemblées dans la capitale pour marquer le 65e anniversaire de la naissance du parti Baas, au pouvoir en Syrie. depuis un demi-siècle. Les manifestants ont brandi des drapeaux de la Syrie et du parti, sur fond de chants patriotiques.

FTVi / REUTERS

La nouvelle Constitution, approuvée en février par référendum avec près de 90% des suffrages, abolit pourtant la suprématie du parti Baas.

Date-butoir le 10 avril

Ce redoublement de violences intervient alors que le Conseil de sécurité de l'ONU demandé aux autorités syriennes de respecter la limite du 10 avril pour cesser les principales opérations militaires. Même consigne pour l'opposition syrienne ; elle doit cesser les violences 48 heures plus tard au maximum.

Mais le régime syrien semble déterminé. Vendredi, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a estimé que ces attaques du régime syrien constituaient "une violation de la position de l'ONU".

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