Ce que pense Nicolas Sarkozy de la situation en Syrie

Nicolas Sarkozy, le 23 mai 2013, lors d\'un entretien avec le président israélien, Shimon Peres, à Jérusalem.
Nicolas Sarkozy, le 23 mai 2013, lors d'un entretien avec le président israélien, Shimon Peres, à Jérusalem. (DAVID BUIMOVITCH / NEWSCOM / SIPA)

Selon ses proches, l'ancien président critique "la méthode des bras ballants" de François Hollande, mais aussi le manque de leadership d'Obama et de Cameron.

Il ne s'exprimera pas sur le sujet, mais n'en pense pas moins. Il y a un an, en plein été, Nicolas Sarkozy s'était invité dans le dossier syrien en insistant, dans un communiqué, sur "la nécessité d'une action rapide de la communauté internationale pour éviter des massacres".

"Je constate malheureusement que j'avais raison, on a perdu du temps", confie l'ancien président à l'un de ses proches, cité par Le Parisien. Le journal assure qu'il n'est pas question pour Nicolas Sarkozy de gêner son successeur, à la manœuvre, mais qu'il n'apprécie pas la méthode Hollande, mélange d'emballement et d'absence de travail en amont. 

Pas favorable à un vote du Parlement

Nicolas Sarkozy "ne peut que s'agacer de la méthode des bras ballants chère à Hollande. S'il avait été plus actif au niveau européen, cela aurait pu aider, au passage, David Cameron à obtenir le soutien du Parlement britannique", rapporte l'un de ses conseillers au Figaro"Il n'y a pas de leadership dans cette affaire", tranche-t-il. Une critique qui vise autant François Hollande que Barack Obama et David Cameron.

L'ancien président, favorable à une intervention militaire, ne souhaite pas un vote préalable au Parlement : "C'est contraire à l'esprit de la modification constitutionnelle qu'il a fait adopter en 2008", confie son entourage.

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