Bachar Al-Assad promet un référendum sur une nouvelle constitution

Le président syrien Bachar Al-Assad lors de son discours à l\'université de Damas (Syrie), le 10 janvier 2012.
Le président syrien Bachar Al-Assad lors de son discours à l'université de Damas (Syrie), le 10 janvier 2012. (REUTERS TV)

Cette consultation doit avoir en mars. Le président de la Syrie s'est exprimé à l'université de Damas, la capitale, lors d'un discours retransmis par la télévision syrienne.

Le président syrien Bachar Al-Assad a annoncé la tenue d'un référendum sur une nouvelle constitution, "la première semaine de mars", dans un discours prononcé mardi 10 janvier à l'université de Damas, la capitale syrienne. 

"Lorsque la commission sur la nouvelle Constitution aura terminé ses travaux, il y aura un référendum populaire car cette question intéresse tout le monde", a-t-il précisé. Faut-il y voir une ouverture du régime de Bachar-Al Assad ? Pas vraiment. Outre l'annonce d'un appel aux urnes des Syriens, le chef de l'état n'a pas assoupli son discours. 

• La négation de la répression

Contre les médias étrangers, accusés par le régime de donner une mauvaise image du pays, Bachar Al-Assad a affirmé qu'il gouvernait avec "la volonté du peuple". 

Il a qualifié de "falsifié", son entretien accordé le 7 décembre 2011 à la chaîne américaine ABC. Il s'y dédouanait des violences commises sur les manifestants."Personne ne peut se couvrir. Il n'y a aucun ordre donné à quiconque d'ouvrir le feu sur le moindre citoyen, a précisé le président syrien. Je gouverne avec la volonté du peuple et si je renonce au pouvoir, ce sera aussi avec la volonté du peuple", a-t-il ajouté. "Les médias internationaux tentent sans relâche de pousser la Syrie à l'effondrement, a-t-il accusé. Ils ont échoué mais ne désespèrent pas." 

• Les opposants toujours qualifiés de "terroristes" 

Une nouvelle fois, il a qualifié de "terroristes", les opposants au régime, mobilisés depuis neuf mois. La priorité absolue aujourd'hui, c'est de ramener la sécurité, et cela ne se réalisera qu'en frappant les terroristes criminels d'une main de fer. Il ne faut pas tolérer ceux qui terrorisent les gens, ni ceux qui sont complices avec les (parties) étrangères", a affirmé le président Assad. 

• L'étranger accusé de vouloir déstabiliser le régime

Bachar Al-Assad a également accusé ces "parties étrangères" de "chercher à déstabiliser" la Syrie, dans ce discours retransmis par la télévision syrienne et sur le site internet de la chaîne France 24. Fin  novembre, Bachar Al-Assad, de plus en plus isolé diplomatiquement, avait déclaré être prêt à combattre et à mourir en cas d'intervention étrangère.

La communauté internationale, via l'ONU et la Ligue arabe, a régulièrement appelé Bachar Al-Assad à l'arrêt de la répression des manifestations d'opposants. Les observateurs de la Ligue arabe ont par ailleurs annoncé samedi qu'ils entendaient pousuivre leur mission en Syrie, entamée le 26 décembre dernier.  Les violences dans le pays ont fait plus de 5 000 morts, selon les estimations des Nations unies. 

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