Autorisation de sortie du territoire pour les mineurs : "C'est prévenir des actes terroristes" pour le ministère de l'Intérieur

Contrôle de gendarmerie à la descente d\'un avion à l\'aéroport Saint-Exupéry de Lyon.
Contrôle de gendarmerie à la descente d'un avion à l'aéroport Saint-Exupéry de Lyon. (GUIOCHON STEPHANE / MAXPPP)

A partir de dimanche, les mineurs auront de nouveau besoin d'une autorisation parentale pour quitter le territoire français. Il s'agit d'empêcher les plus jeunes de rejoindre les zones de combats. Invité de franceinfo dimanche, Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l'Intérieur a expliqué la mesure.

Supprimée depuis 2012, l'autorisation de sortie du territoire français pour les mineurs est rétablie à compter du dimanche 15 janvier. Dans un contexte de menace terroriste, il s'agit d'éviter que des mineurs partent dans des zones de conflit telles que la Syrie ou l'Irak. Ceux-ci devront aussi présenter une pièce d'identité ou celle d'un de leurs parents.

"Les empêcher de partir, c'est les empêcher de revenir et prévenir des actes terroristes sur le territoire", a expliqué, dimanche, sur franceinfo, Pierre-Henry Brandet, le porte-parole du ministère de l'Intérieur. "On va complexifier le parcours de ces jeunes en leur imposant une démarche administrative." Ce dispositif fait partie de tout un panel de mesures "à disposition de tous ceux qui ont un rôle à jouer dans la lutte anti-terroriste". Pierre-Henry Brandet précise que si un jeune part, "il peut être contrôlé à un certain nombre de frontières" quel que soit le mode de transport.

Ne pas se contenter de l'autorisation

L'autorisation de sortie du territoire avait été supprimée "pour faciliter la circulation des mineurs dans le cadre de voyages scolaires ou familiaux. C'était une simplification administrative." Mais il reconnait que "cela permettait à un certain nombre de mineurs de quitter le territoire national sans que les parents s'en aperçoivent. Il y avait donc nécessité de la rétablir." Pour Pierre-Henry Brandet, cet outil ne dispense pas d'employer le reste du panel de mesures anti-terroristes.

Par exemple, il ne faut pas qu'un mineur puisse prendre l'avion simplement muni d'une autorisation de sortie mais sans que les contrôleurs aient vérifié s'il était inscrit au fichier des personnes recherchées. Cet argument avait été formulé par les détracteurs de la mesure. Parmi les autres dispositifs, les parents inquiets par la radicalisation de leur enfant peuvent demander l'interdiction de la sortie du territoire.

"Cette autorisation va rendre plus difficile le parcours de ces mineurs" explique le porte-parole du ministère de l'Intérieur
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