Au moins 28 morts en Syrie, au lendemain d'une journée très sanglante

Les funérailles de Mohammed Hafez, membre de l\'Armée syrienne libre, près d\'Alep en Syrie, le 13 juillet 2012.
Les funérailles de Mohammed Hafez, membre de l'Armée syrienne libre, près d'Alep en Syrie, le 13 juillet 2012. (VEDAT XHYMSHITI / AFP)

Vendredi, au moins 118 personnes, en majorité des civils, ont péri dans la répression et les combats en Syrie. 

Au moins 28 personnes ont été tuées samedi 14 juillet en Syrie, où un assaut d'envergure était en cours contre une localité de Deraa ( dans le sud du pays) et des combats opposaient armée et rebelles près de la frontière avec la Turquie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Dans la province de Homs (au centre), une femme enceinte a été tuée dans pilonnage de la ville de Qousseir, tandis que cinq autres personnes, dont trois insurgés, ont péri dans des combats avec l'armée et des tirs dans des quartiers rebelles de Homs. Près de Damas, sept civils dont quatre femmes et un enfant ont été tués par un obus qui s'est abattue sur une maison dans la ville rebelle de Douma à l'aube. Dans la province d'Alep ( au nord), des combats ont fait six morts parmi les rebelles et cinq parmi les soldats dans la région de Tall Slor, à la frontière avec la Turquie. Et à Hama (au centre), deux femmes, un garçon de 13 ans et un policier ont été tués dans l'explosion d'une voiture piégée devant un siège des services de sécurité militaire.

Dans la région de Deraa (au sud), "des chars et des transports de troupes forts de centaines de soldats ont pris d'assaut Khirbet Ghazalé au milieu de tirs nourris", peu après que cette localité eut été bombardée par les hélicoptères militaires, selon l'OSDH. Selon un militant sur place, "des chabbihas [miliciens pro-régime] ont mené des perquisitions et incendié les maisons abandonnées par leurs habitants""L'armée est entrée sans résistance car les rebelles de l'Armée syrienne libre ont quitté la ville" avant l'assaut, affirme le militant qui se fait appeler Bayane Ahmad. "Le pilonnage a fait des dizaines de blessés mais nous n'avons pas d'aide médicale pour les soigner", ajoute-t-il.

Une "escalade scandaleuse" de la violence, pour l'ONU

Vendredi, au moins 118 personnes, en majorité des civils, ont péri dans la répression et les combats en Syrie, selon l'OSDH. D'après l'ONG, plus de 200 personnes avaient péri jeudi dans les violences, dont 150 dans la seule ville de Treimsa (au centre), dans des bombardements et des combats, poussant la communauté internationale à appeler l'ONU à agir contre l'"escalade scandaleuse" de la violence en Syrie.

REUTERS

Compte tenu des restrictions imposées à la presse par les autorités syriennes et de la décision de l'ONU de ne plus comptabiliser les morts, il est impossible d'obtenir un bilan de source indépendante. Selon l'OSDH, qui s'appuie sur un réseau de militants et de témoins, plus de 17 000 personnes ont péri depuis le début mi-mars 2011 d'une révolte populaire militarisée au fil des mois face à la répression brutale menée par le régime.

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