VIDÉO. Syrie : retour à la Ghouta, dans la banlieue de Damas, toujours détruite à 70%

VALERIE CROVA / RADIO FRANCE

Alors que les forces syriennes et leur allié russe ont engagé une nouvelle offensive contre les groupes armés dans la province d'Idlib, dans le nord-ouest du pays, franceinfo est retournée à la Ghouta, dans la banlieue de Damas.

Il y a deux ans, en mars 2018, les derniers rebelles de la Ghouta capitulent après cinq ans de bombardements intensifs. Certains rebelles rendent les armes, d’autres sont évacués vers Idlib. Ein Terma est l’une des dernières enclaves à être reprises par l’armée syrienne et ses alliés. On la dit, encore aujourd'hui, détruite à plus de 70%.

Ein Terma est une petite ville de la Ghouta, la banlieue de Damas, située à trois km de la vieille ville. Dès le début du soulèvement contre Bachar al-Assad en 2012, la Ghouta est traditionnellement une région de résistance au pouvoir central. Les groupes armés qui y combattent se revendiquent pour certains de l’Armée syrienne Libre, pour d’autres des Frères musulmans, courant islamiste dominant dans la Ghouta.  

Bombardements intensifs et attaque chimique

À partir de 2013, la Ghouta est bombardée sans interruption ou presque par le régime et ses alliés. 400 000 personnes se retrouvent assiégées, privées de nourriture et de médicaments. Le 21 août 2013, des obus remplis de gaz sarin s’abattent sur Ein Terma et une autre localité, Zamalka. Ce bombardement aurait fait au moins 280 morts. Le régime a toujours nié avoir utilisé des armes chimiques.

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