Syrie : les experts chargés d'enquêter sur l'utilisation éventuelle d'armes chimiques n'ont pas eu accès au site de Douma

A Douma, dans la banlieue de Damas, le 16 avril 2018.
A Douma, dans la banlieue de Damas, le 16 avril 2018. (LOUAI BESHARA / AFP)

La Russie et la Syrie n'ont pas autorisé les experts de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) à rejoindre Douma, où aurait eu lieu l'attaque.

Il faudra encore attendre pour avoir des preuves formelles. La mission de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), dépêchée en Syrie pour enquêter sur l'attaque chimique présumée perpétrée à Douma début avril, n'a pas encore eu accès au site, affirme l'ambassadrice britannique à l'OIAC. 

>> Armes chimiques, rôle de Damas : les "preuves" détenues par l'Occident étaient-elles suffisantes pour frapper la Syrie ?

"L'OIAC est arrivée samedi à Damas. La Russie et la Syrie [présentes au sol] n'ont pas encore autorisé l'accès à Douma", a-t-elle déclaré lundi 16 avril dans un tweet, lors d'une réunion d'urgence du conseil exécutif de l'OIAC à La Haye, aux Pays-Bas. Elle a auparavant exhorté l'OIAC à "demander des comptes aux auteurs de l'attaque de Douma", sans quoi le monde risquerait "d'autres utilisations barbares d'armes chimiques, en Syrie et ailleurs".

Accuser la Russie d'entraver l'accès à Douma est "sans fondement", a ensuite réagi le Kremlin. Mais le directeur de l'OIAC a lui aussi assuré lundi que la mission de l'organisme "n'a[vait] pas encore été déployée à Douma".

Durant cette même réunion, l'ambassadeur français Philippe Lalliot a asuré que "la priorité" était de "donner les moyens au Secrétariat technique (de l'OIAC) d'achever le démantèlement du programme syrien". Les experts de l'OIAC ont pour mandat d'enquêter mais pas d'en identifier les auteurs.