Armes chimiques en Syrie : la France appelle à "une mobilisation accrue"

Une capture d\'écran de la télévision nationale syrienne montre un envoyé de l\'Organisation pour l\'interdiction des armes chimiques au travail, sur un site non localisé en Syrie, le 19 octobre 2013.
Une capture d'écran de la télévision nationale syrienne montre un envoyé de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques au travail, sur un site non localisé en Syrie, le 19 octobre 2013. (AFP / SYRIAN TELEVISION)

Le ministre français des Affaires étrangères appelle, ce jeudi dans un communiqué, à "une mobilisation accrue" pour un retour à la paix en Syrie, après la confirmation d'utilisation d'armes chimiques par plusieurs belligérants.

"Cette confirmation de l’utilisation d’armes chimiques en Syrie exige une mobilisation accrue pour ouvrir enfin une perspective de paix en Syrie. Alors que les violences se poursuivent, notamment à Alep, il est plus que jamais urgent de mettre en œuvre une véritable cessation des hostilités (…) Il n’y aura aucune solution militaire en Syrie et il faut donc mettre un coup d’arrêt à la spirale de la violence qui ne fait qu’entraîner toujours plus de souffrances pour la population et nourrir le terrorisme. Il est temps que la communauté internationale se ressaisisse. La France y contribuera avec détermination."

Une enquête des Nations unies confirme que l'armée syrienne a mené au moins deux attaques en utilisant des armes chimiques, et que l'Etat islamique a, pour sa part, fait au moins une fois usage du gaz moutarde.

"L’utilisation d’armes chimiques, que les autorités syriennes s’étaient engagées à proscrire en adhérant en 2013, sous la pression de la communauté internationale, à la convention sur l’interdiction des armes chimiques, est une abomination qui met en lumière le rôle accablant joué par le régime de Damas dans la détérioration continue de la situation en Syrie. Elle appelle une réaction à la hauteur de sa gravité. En conséquence, il appartient au conseil de sécurité de prendre ses responsabilités. La France y travaille d’ores et déjà avec ses partenaires", ajoute le communiqué du ministère français des Affaires étrangères.

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