Al-Assad inflexible et sûr de lui dans une interview au quotidien syrien Al-Watan

Sûr de sa victoire prochaine, Bachar Al-Assad refuse d\'entendre parler de trêve à Alep.
Sûr de sa victoire prochaine, Bachar Al-Assad refuse d'entendre parler de trêve à Alep. (AMEER AL-HALBI \ APAIMAGES / MAXPPP)

Le président syrien Bachar Al-Assad a donné une interview au quotidien syrien Al Watan dans laquelle il se dit sûr de sa victoire prochaine à Alep, tout en préparant la population de son pays à une guerre longue.

Les forces du régime syrien continuent leur avancée vers les derniers quartiers rebelles d'Alep, et la conquête totale semble proche : c'est ce que le président syrien lui-même, Bachar Al-Assad, a réaffirmé jeudi 8 décembre dans une interview au quotidien syrien Al Watan, journal connu pour sa proximité avec le régime de Damas. 

C'est un Bachar Al-Assad sûr de la victoire de ses forces armées qui s'exprime dans cet entretien, et il s'y montre particulièrement inflexible : le dirigeant syrien affirme d'emblée que la libération des quartiers est d'Alep est la suite logique et naturelle d'une série de succès obtenus dans la banlieue de Damas, puis à Homs.

Après Alep, d'autres fronts

Les rebelles d'Alep ont demandé mercredi une trêve pour des raisons humanitaires. Bachar Al-Assad ne veut pas en entendre parler, qualifiant les insurgés de terroristes. "Si les Américains insistent autant pour parvenir à un cessez-le-feu, dit-il, c'est parce que leurs agents sont actuellement dans une situation difficile."

Bachar Al-Assad réaffirme aussi que son projet est de reconquérir l'ensemble des territoires perdus depuis cinq ans. Il prépare donc son opinion publique à une guerre longue, qui "ne s'arrêtera pas avec la victoire prochaine à Alep", même s'il considère qu'elle marquera "un tournant majeur dans ce conflit."

Le président syrien laisse par ailleurs entrevoir l'ouverture d'autres fronts, notamment dans la région d'Idleb, à l'ouest d'Alep, qu'il rêve de faire tomber pour porter le coup de grâce aux rebelles soutenus par l'Occident et les pays du Golfe.