Quatre Français qui étaient détenus à Benghazi en Libye depuis le 11 mai ont été libérés samedi

Un rebelle libyen à Benghazi, le 20 mai 2011.
Un rebelle libyen à Benghazi, le 20 mai 2011. (AFP)

Le ministère français des Affaires étrangères qui a annoncé la nouvelle a indiqué qu'ils avaient été réconduits vers l'Egypte et pris en charge par la diplomatie française.Ces quatre ressortissants français avaient été arrêtés lors d'un contrôle de sécurité dans cette ville contrôlée par les opposants au régime du colonel Kadhafi.

Le ministère français des Affaires étrangères qui a annoncé la nouvelle a indiqué qu'ils avaient été réconduits vers l'Egypte et pris en charge par la diplomatie française.

Ces quatre ressortissants français avaient été arrêtés lors d'un contrôle de sécurité dans cette ville contrôlée par les opposants au régime du colonel Kadhafi.

La rébellion libyenne avait annoncé vendredi l'expulsion prochaine des quatre Français . "La justice libyenne (rebelle) n'a pas l'intention de les juger", avait précisé une source libyenne proche du dossier, ajoutant: "Nous voulons les expulser et qu'ils ne reviennent plus. L'important était de les empêcher de nuire".

Les quatre hommes travaillent pour la Secopex, une société privée de sécurité basée à Carcassonne, dans le sud-ouest de la France. Leur patron, l'ancien sous-officier parachutiste d'infanterie de marine Pierre Marziali, a été tué lors de leur arrestation, survenue alors qu'ils sortaient d'un restaurant, d'après la Secopex.

Selon des sources rebelles et des sources diplomatiques européennes, ces anciens militaires français espionnaient la rébellion "pour le compte du colonel Kadhafi".

Selon Jamal Bennour, le procureur général de Benghazi, certains d'entre eux s'étaient rendus à Tripoli avant de venir à Benghazi.

Une source libyenne proche du dossier a aussi déclaré qu'il existait des "preuves tangibles" d'espionnage de ces Français au profit de Tripoli.

Les activités de la Secopex ont à plusieurs reprises suscité l'intérêt des services de renseignement français , selon des sources dans les milieux de la sécurité privée.

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